Série : avec Castle Rock, plongez dans l'univers troublant de Stephen King Série : avec Castle Rock, plongez dans l'univers troublant de Stephen King

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Série : avec Castle Rock, plongez dans l'univers troublant de Stephen King

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Publié le Lundi 30 Juillet 2018

Projet inédit qui n'est pas une adaptation d'une des œuvres du maître de l'horreur, Castle Rock se présente comme une série anthologique. Sa particularité ? S'inspirer des œuvres mais surtout de l'atmosphère si spécifique aux romans de King pour raconter sa propre histoire.

Du King en barre
Il y a un certain consensus autour des adaptations en séries télé des romans de Stephen King : elles sont rarement réussies, à quelques rares exceptions près comme 22.11.63 avec James Franco pour la plus récente ou encore Ça qui a fichu la frousse à toute une génération d'ados au début des années 90. Pour le reste, soyons honnêtes, c'est plutôt mitigé. Ce qui change ici, c'est la volonté d'adapter un univers et non une œuvre en particulier. Derrière cette idée de (producteur) génie ? J.J. Abrams, un fan revendiqué de King et qui a d'ailleurs sollicité ce dernier pour être producteur exécutif de la série. Les fans de la première heure pourront s'amuser à y dénicher tous les "easter eggs" – comprenez les références plus ou moins cachées à l'œuvre de King – quand les néophytes pourront simplement plonger dans cette intrigue toute neuve.

Justement, de quoi ça parle ?
Castle Rock revient souvent dans les œuvres de King pour se trouver au centre d'événements surnaturels et paranormaux. Dans la série, le narrateur raconte que chaque maison de cette petite ville du Maine a été le théâtre de morts violentes. Elle abrite le pénitencier de Shawshank – rendu célèbre par le film Les Évadés – où un mystérieux jeune homme (Bill Skarsgård) est retrouvé enfermé dans une cage, dans une aile abandonnée de la prison. "Henry Deaver" sont les seuls mots qu'il prononce. Homme au visage tourmenté et avocat spécialiste des condamnés à mort, Deaver (André Holland) natif de la ville, est lui-même au cœur d'une tragédie qui a marqué son enfance.

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La réalisation sert cette ambition d'étouffer le spectateur avec une lumière verdâtre, des plans serrés sur des visages crispés et des contre-plongées qui donnent l'impression d'être désorienté

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Une mythologie intrigante
Sur les trois premiers épisodes, on retrouve cette atmosphère anxiogène qui caractérise si bien l'univers de King. Derrière chaque maison, de vilains secrets. Des rues désertes. Une sensation de ville morte. Et des habitants inquiétants qui trompent l'ennui dans un bar miteux. La mort plane sur cette ville et le "Kid", cet inconnu mutique sorti des ténèbres de Shawshank, a l'air d'être tout droit désigné pour y déchaîner les enfers.
La réalisation sert cette ambition d'étouffer le spectateur avec une lumière verdâtre, des plans serrés sur des visages crispés et des contre-plongées qui donnent l'impression d'être désorienté. Le récit se veut efficace et se concentre sur le Kid – Skarsgård semble né pour incarner les personnages les plus flippants de l'univers King – et Deaver qui traîne son passé comme une chape de plomb.

Autour d'eux, un casting de rêve. À commencer par Sissy Spacek, inoubliable Carrie sous la caméra de De Palma, Frances Conroy familière des ambiances anxiogènes après des passages répétés dans American Horror Story ou encore Scott Glenn et Terry O'Quinn qui convoquent ici leurs facettes les plus sombres. L'ensemble suffit à nourrir la curiosité, celle pour les intrigues retorses et bien ficelées, mais seule la suite le confirmera. Stephen King aime à dénoncer les dérives de l'Amérique, le chômage, les jeux de pouvoir... Cela se dessine en toile de fond. En tous cas, si jusque là on ne s'est pas encore planqué sous le canapé, on a quand même eu suffisamment la chair de poule pour y revenir.

Castle Rock, une série créée par Sam Shaw et Dustin Thomason avec André Holland, Melanie Lynskey, Bill Skarsgård et Sissy Spacek.
Depuis le 25 juillet sur Hulu, encore inédite en France.

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