Orange is The New Black, saison 6 : Litchfield 2.0 Orange is The New Black, saison 6 : Litchfield 2.0

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"Orange is The New Black", saison 6 : Litchfield 2.0

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Publié le Samedi 28 Juillet 2018

Après une saison 5 partiellement réussie, "Orange is The New Black" revient avec une saison qui remet les compteurs à zéro. L'émeute finie et durement réprimée, les détenues déménagent dans le quartier de haute sécurité de la prison de Litchfield. Un transfert qui relance la série.

QHS

Les deux dernières saisons d'Orange – pour les intimes – commençaient un peu à tourner en rond malgré quelques moments forts, voire très audacieux. Pour rappel, la saison 5 se déroulait sur les trois jours d'émeutes qui ont fait suite à la mort de Poussey (Samira Wiley). C'était un vrai moment de bravoure de la part des scénaristes mais mal géré sur la longueur. Avec la saison 6, la série revient à ses fondamentaux. Une narration plus traditionnelle, mais qui nous transporte dans un autre univers. On pourrait le voir comme le niveau supérieur d'un jeu vidéo mais comme on s'en doute, les quartiers de haute sécurité d'une prison n'ont rien d'une sinécure. Au cours de ce transfert, on perd quelques personnages attachants comme Big Boo (Lea DeLaria) et Maritza (Dianne Guerrero). Soumises à des conditions de détention beaucoup plus restrictives, Piper et consorts découvrent une facette encore plus sombre du système carcéral américain. À la merci des gardiens qui abusent de leur pouvoir, au cœur d'un système qui n'a d'autre vocation que de broyer les individus qui s'y trouvent, elles sont jetées en pâture au milieu d'autres détenues qui purgent de longues peines, et beaucoup plus dangereuses que dans la prison de sécurité minimum. Au milieu de ces criminelles, traitées sans humanité comme des bêtes féroces, nos héroïnes font figure d'agneaux au milieu de louves affamées.


©Netflix/ JoJo Whilden

Nouvelle répartition des forces

Dans l'ancienne prison, les détenues vivaient en communautés (noires, latinas, blanches...) qui laissaient souvent échapper de vives tensions raciales. En QHS, ces questions sont balayées d'un revers de la main. Réparties en différents blocs, elles se retrouvent prises au piège face à des petites brutes qui jouent les gros bras pour les big boss. Une rivalité vieille de trente ans tiraille les blocs C et D. À leurs têtes, deux sœurs ennemies, Carol et Barbara, se vouent une haine qui tourne à une guerre de gangs. Ces deux matrones, qui se chamaillent depuis leur adolescence, tiennent la prison et ses trafics à elles deux. Mention spéciale à Henny Russell qui incarne Carol, une caïd d'une cinquantaine d'années, flippante à souhait et coincée dans les années 80 avec brushing bouffant et lunettes XXL. Victimes de ce découpage inique et de l'obligation imposée de défendre son bloc, les filles voient leurs amitiés s'étioler à cause de cette guerre fratricide mais aussi à cause de l'enquête qui vise à déterminer les responsables de l'émeute. Question de survie dans les deux cas, il faut choisir entre sauver sa propre peau et planter un couteau dans le dos de ses amies... Même si, une fois encore, le récit s'éparpille parfois en frivolités, Orange continue de faire ce qu'elle fait de mieux : dépeindre la violence, le racisme, l'absence d'équité judiciaire, la corruption. Fidèle à ses valeurs, elle réserve une belle part au mouvement Black Lives Matter, notamment avec l'arc de Taystee (Danielle Brooks) qui donne à cette saison ses plus grands moments d'émotion. La fin de saison laisse penser que la prochaine sera la dernière... Si c'est le cas, on espère qu'elle se conclura en pleine splendeur.

Orange is The New Black, une série créée par Jenji Kohan avec Taylor Schilling, Laura Prepon, Uzo Aduba, Nick Sandow... Disponible depuis le 27 juillet sur Netflix.

Emilie Semiramoth

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