Netflix : que vaut la saison 3 de Stranger Things ? Netflix : que vaut la saison 3 de Stranger Things ?

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"Stranger Things" : que vaut la saison 3 de la série Netflix ? par Emilie Semiramoth

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Publié le Jeudi 4 Juillet 2019

Après dix-huit mois d’attente, les kids de "Stranger Things" sont de retour. Ces retrouvailles rectifient le tir après une saison 2 en demi-teinte. Plus drôle, plus divertissante, plus gore aussi, son intrigue reste en revanche assez convenue.

Harder, Better, Stronger
Cela devient évident avec ce troisième opus, chaque saison de Stranger Things s’apparente à un jeu vidéo typique des 80s où la difficulté croit à chaque niveau franchi. Ainsi donc et sans surprise, à l’été 1985, Eleven (Millie Bobby Brown) & co vont affronter des méchants encore plus méchants. Et comme à l’accoutumée, la série se nourrit des films cultes de l’horreur et de la pop culture de l’époque. Le premier d’entre eux, Le Jour des morts-vivants de George A. Romero, est directement cité dès le premier épisode puisque Mike, Will, Lucas et Max se faufilent dans une salle de ciné pour le découvrir. Sans en dire plus, cette référence va lourdement influencer la saison… On y retrouve également un clin d’œil à Terminator avec un grand costaud très méchant et coupe à la brosse qui véhicule la même subtilité que son modèle.

L’Amérique sur la fast-lane
Changement de décor majeur apporté cette saison : l’ouverture de Starcourt, un mall géant qui réunit toutes les grandes enseignes et attire tous les jeunes de Hawkins – à qui Steve vend désormais des glaces. Avec pour conséquence immédiate et déjà bien connue, la fermeture des petits commerces du centre- ville. Et de nouveau, George A. Romero réapparaît en filigrane et surtout son film Zombie (1978) qui se déroule dans un centre commercial et qui s’est imposé comme un véritable pamphlet contre la société de consommation. Mais Starcourt n’est pas que le symbole d’une nouvelle économie de rouleaux compresseurs, le lieu est aussi le théâtre d’activités mystérieuses la nuit. C’est l’occasion idéale pour reformer le duo iconique Steve et Dustin qui vont investiguer de leur côté sur ce qu’ils soupçonnent être une conspiration de masse et accompagnés d’une nouvelle venue, Robin (Maya Hawke, fille d’Uma Thurman et Ethan Hawke).

Une série teen
Les saisons précédentes, les héros étaient encore des pré-ados tout mignons qui avaient besoin de se retrouver dans les bras de maman pour oublier leurs grandes frayeurs. Désormais, les hormones sont de la partie. Enfants et parents font bande à part et d’ailleurs l’instinct surprotecteur et archi-patriarcal de Hopper vis-à-vis d’Eleven qu’il élève comme sa fille fait l’objet d’un running gag tellement ringard qu’il en devient désopilant. Donc si l’intrigue principale n’apporte rien de nouveau pour l’heure, on s’intéresse beaucoup plus à l’évolution de la petite bande. Tout comme le monstre de l’Upside Down, ils évoluent à la vitesse grand V. Ils ont tous pris au moins dix centimètres depuis la saison 1, ont la voix qui mue et les hormones en pagaille. Il est donc question d’amour. La série s’applique à montrer comment filles et garçons interagissent quand ils commencent à se découvrir comme des êtres sexués, avec tous les bouleversements que cela implique. Comme souvent, les premières amours ont tendance à faire voler en éclats les amitiés les plus soudées. Et si Stranger Things était finalement une étude de personnages plutôt que le blockbuster sensation nostalgico-pop qu’on nous vend depuis le début ?

NB : cette critique se base sur les cinq premiers épisodes rendus disponibles à la presse et conforme à l’embargo imposé par Netflix de ne pas divulguer un grand nombre d’éléments de l’intrigue
Une série créée par Matt et Ross Duffer avec Winona Ryder, David Harbour, Millie Bobby Brown…
Disponible depuis le 4 juillet sur Netflix

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