"Les Nouvelles Aventures de Sabrina", partie 3 : de mieux en mieux ! "Les Nouvelles Aventures de Sabrina", partie 3 : de mieux en mieux !

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"Les Nouvelles Aventures de Sabrina", partie 3 : de mieux en mieux ! par Emilie Semiramoth

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Publié le Vendredi 31 Janvier 2020

Toujours plus fun et féministe, "Les Nouvelles Aventures de Sabrina" reste un excellent divertissement. On ne s’en lasse pas. Mieux, on en redemande.

Sabrina, reine des Enfers
La partie 3 démarre pile là où la saison 2 s’est achevée, c’est-à-dire avec Nick (Gavin Leatherwood) en enfer. Pas question pour la blondinette (excellente Kiernan Shipka) de laisser son petit-ami rôtir dans les flammes et encore moins avec son diable de père – Lucifer en personne – emprisonné à l’intérieur du corps du jeune sorcier. Sabrina file donc tout droit en enfer pour libérer Nick mais, pour ce faire, doit accepter de devenir la reine des enfers. Cette nouvelle arche narrative devient le fil conducteur de la saison. Et l’univers de Sabrina s’étend avec cette nouvelle salve de huit épisodes. Dans le royaume du diable, les démons ne voient pas d’un bon œil l’arrivée d’un nouveau chef. Surtout si c’est une ado qui préfère vivre les aventures de son âge et découvrir les joies d’être une pom-pom girl.

Le patriarcat piétiné
Le plus grand défi qui se présente à Sabrina depuis le début de la série, c’est de s’imposer dans une société patriarcale qui la méprise pour son genre. Le père Blackwood (Richard Doyle) puis Lucifer se sont employés à la soumettre à leur autorité. Et même si Sabrina a dû céder par moments, notamment en signant son nom dans le Livre de la Bête, elle n’en est pas moins farouchement décidée à ne pas se laisser faire. À chaque instant, Sabrina se trouve confrontée à un déterminisme, lié à son genre ou à son ascendance, et doit en conséquence abandonner ses rêves et ses objectifs pour se conformer aux desiderata des autres. Son combat, c’est justement de déjouer ces déterminismes et de suivre la voie qu’elle veut se tracer. Et bien sûr, il y a toujours un mâle sur son chemin pour l’empêcher de vivre sa meilleure vie. Cette saison, c’est le beau Caliban (Sam Corlett), prince des Enfers, qui la défie pour monter sur le trône. Le véritable bonheur à suivre ses mésaventures consiste à la voir affronter les obstacles qui s’enchaînent avec un esprit aussi malicieux que déterminé.

La nouvelle Buffy
En étendant son univers, la série appuie encore plus sur son côté kitsch et pop. La représentation de l’enfer est délicieusement désuète avec ses décors en carton pâte et ses démons au look tellement 90s. La salle du trône, celui de Lucifer, réussit à surclasser la maison de Sabrina et l’académie des arts invisibles et leurs ambiances à la fois chic, rétro-pop et lugubres. Impossible alors de ne pas penser à Buffy contre les vampires et son esthétisme si marqué. De même, la petite bande autour de Sabrina rappelle furieusement le Scooby-gang. Ils composent des amis indéfectibles, capables de suivre Sabrina jusqu’en enfer. Littéralement. Et Nick fait un parfait substitut d’Angel dans le cœur de la jolie sorcière. Ce qui change radicalement, c’est que Sabrina – partagée entre Nick et Harvey – décide de ne pas se laisser torturer par ses sentiments et s’émancipe de la mythologie du conte de fée. Les huit épisodes défilent à toute vitesse et se dévorent comme des bonbons acidulés. Décidément Sabrina a plus d’un tour dans son sac et on se laisse volontiers envoûter par ses charmes.

"Les Nouvelles Aventures de Sabrina", une série créée par Roberto Aguirre-Sacasa avec Kiernan Schipka, Ross Lynch, Miranda Otto… Actuellement sur Netflix.

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