"Into the Night" : la première série belge de Netflix en mode catastrophe "Into the Night" : la première série belge de Netflix en mode catastrophe

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"Into the Night" : la première série belge de Netflix en mode catastrophe par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 11 Mai 2020

Pour sa première création originale belge, Netflix n’a pas fait dans la dentelle. Avec "Into the Night", la plateforme s’offre une vraie série B dans la plus pure tradition avec un casting impeccable.

Soleil tueur
À l’aéroport de Bruxelles, la nuit tombée, Terenzio (Stefano Cassetti) se précipite au comptoir pour prendre un billet pour le premier vol prêt à partir. Arrivé dans l’avion, il sort un fusil et se transforme en pirate de l’air. Visiblement en panique, Terenzio n’est pourtant pas un terroriste. Ce soldat de l’OTAN a appris de manière fortuite que le soleil est devenu une menace pour l’humanité. Quiconque se trouve confronté à ses rayons est voué à une mort immédiate… En pleine pandémie de coronavirus, on se dit qu’on n’a peut-être pas envie de voir une série apocalyptique où le soleil ravage tout sur son passage. Et pourtant Into the Night, malgré son pitch improbable de fin du monde, nous entraîne dans sa course effrénée dès les premières minutes.

© Netflix

Un casting solide
À son bord, l’avion compte peu de passagers et on comprend très vite qu’ils vont former la petite troupe de ce voyage infernal. La plupart des personnages sont interprétés par des acteurs confirmés qu’on a l’habitude de voir dans des films et des séries d’auteur à l’instar de Stefano Cassetti (Roberto Succo) mais aussi Pauline Étienne (La Religieuse), Laurent Capelluto (Les Revenants) ou encore Alba Gaïa Bellugi (3 x Manon, Le Bureau des légendes). Ils sont entourés d’acteurs venus d’Allemagne, de Pologne, de Russie… Un vrai casting international. Comme de rigueur dans le genre post-apocalyptique, chacun est assigné à un rôle type. Terenzio est le garçon nerveux aussi fiable qu’une grenade. Sylvie (Pauline Étienne) est l’héroïne féminine qui se révèle une fois poussée dans ses derniers retranchements. Mathieu (Laurent  Capelluto) est quant à lui le co-pilote qui n’a pas l’âme d’un meneur. Et Inès (Alba Gaïa Bellugi) incarne la caricature de l’influenceuse tête à claques qui a besoin de redescendre sur terre. Bien sûr, il s’agit pour cette série de questionner notre humanité quand elle est au pied du mur. Et ce n’est pas forcément le meilleur qui en sort…

© Netflix

Un rythme infernal
Pour qui s’attendrait à juste assister à un long vol de nuit, Into the Night débusque toutes les attentes. La narration file à toute vitesse. Les tuiles s’enchaînent les unes après les autres. Le choc des personnalités ne suffit pas à faire le spectacle. La série entreprend un véritable marathon à pleine vitesse où on ne cesse de retenir son souffle. D’emblée, un contrat tacite est passé avec le spectateur sur la crédibilité de l’histoire. Ce n’est clairement pas le sujet et ça semble bien être la dernière préoccupation du créateur, Jason George. Ce dernier connaît la mécanique des séries américaines puisqu’il a officié en tant que producteur sur Narcos ou encore Scandal. Dans Into the Night, on le devine s’amuser à jouer avec tous les curseurs et pousser le genre jusqu’au bout. Le résultat n’est peut-être pas crédible mais indéniablement addictif. À la fin de la saison – six épisodes qui filent à toute vitesse – on se retrouve avec l’immense frustration de devoir attendre la suite de ce survival qui s’annonce impitoyable.

"Into the Night", une série créée par Jason George avec Pauline Étienne, Stefano Cassetti, Alba Gaïa Bellugi… disponible sur Netflix.

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