"Homeland" : les adieux à un personnage iconique "Homeland" : les adieux à un personnage iconique

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"Homeland" : les adieux à un personnage et une série iconiques

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Publié le Mercredi 19 Février 2020

La huitième et ultime saison de "Homeland" vient de démarrer. L’iconique Carrie Mathison, interprétée avec une passion farouche par Claire Danes, tire sa révérence et ça nous fait un petit pincement au cœur.

Toujours sur des charbons ardents
On ne l’a jamais connue au repos et il n’y a pas de raison pour que cela change. Après avoir passé un sale quart d’heure en prison en Russie – ou plutôt de longs mois – Carrie Mathison veut réintégrer la CIA. Cependant, sa détention et l’arrêt de son traitement éveillent quelques soupçons chez les cadres de Langley qui craignent qu’elle se soit faite "retourner" comme on dit dans le jargon des espions. C’est un peu la blague de l’arroseur arrosé. Dans la première saison, c’est Carrie qui suspectait la trahison de Brody après des années de détention en Irak et maintenant c’est d’elle qu’on doute ! Mais fidèle à ses habitudes, la série d’Howard Gordon et Alex Gansa n’a pas le temps de s’offrir des heures d’atermoiements à se demander si elle a ou n’a pas trahi. Ni une ni deux, le fidèle ami Saul Berenson (Mandy Patinkin), devenu conseiller à la sécurité nationale du nouveau président, l’envoie en Afghanistan pour une mission périlleuse qu’elle seule peut réussir.

Retour aux fondamentaux
À partir des deux premiers épisodes mis à la disposition de la presse, difficile de deviner la direction que prend le final. Quelle conclusion imaginer pour Carrie ? Celle qui sacrifie son bien-être personnel pour son pays ? Celle qui lutte contre sa maladie mentale et reste malgré tout un agent d’exception ? En Afghanistan, alors que les Etats-Unis cherchent à tout prix à se retirer de ce bourbier dans lequel ils s’enlisent depuis des années, Carrie se retrouve comme un poisson dans l’eau. Le danger, l’adrénaline, les négociations âpres, c’est son territoire. Là où elle trouve ses repères et ses réflexes. Pourtant la parano est à son comble. De tous les côtés. Puisque le jeu de la géopolitique est de toujours préparer un coup fourré aussi bien à ses adversaires qu’à ses alliés. Mais la parano vient gangréner les rangs mêmes de la CIA et Carrie doit évoluer avec le poids de la suspicion qui pèse sur elle. Celle de ses collègues mais aussi la sienne. Comble du comble, Carrie se met à douter d’elle-même alors que ses mois d’emprisonnement en Russie ne sont qu’un simple trou noir dans son esprit et qu’elle ignore si elle a oui ou non divulgué certaines informations sensibles.

Homeland est une série née du traumatisme du 11 septembre et les cauchemars qui hantent en permanence les nuits de Carrie sont également ceux de l’Amérique devenue vulnérable. Carrie est un symbole dans la série. Elle est géniale, redoutable, mais aussi fragilisée par sa maladie mentale. Alors une question se pose en attendant ce grand final : Carrie et l’Amérique sont-elles des colosses au pied d’argile ou des héroïnes meurtries que rien ne pourra jamais arrêter ?

"Homeland", une série créée par Alex Gansa et Howard Gordon avec Claire Danes, Mandy Patinkin, Costa Ronin… Actuellement sur Canal+ Séries et MyCanal.

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