"Good Omens" : pour l’amour de David Tennant et Michael Sheen "Good Omens" : pour l’amour de David Tennant et Michael Sheen

Séries 

"Good Omens" : pour l’amour de David Tennant et Michael Sheen par Emilie Semiramoth

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

2 minutes

Publié le Vendredi 7 Juin 2019

"Good Omens", le roman de Neil Gaiman et Terry Pratchett, a enfin droit à une adaptation près de 30 ans après sa publication. Dans cette comédie déjantée so british, David Tennant et Michael Sheen sont diaboliquement divins.

La fin du monde 
Good Omens raconte la fin du monde, plus précisément la tentative d’empêcher l’Apocalypse d’Aziraphale et Crowley, respectivement ange et démon. Ces deux-là se connaissent depuis que le monde est monde ou plutôt depuis le jardin d’enfants d’Eden. Crowley y était le serpent qui a tenté Eve et Aziraphale, l’ange du jardin. Ils ont traversé l’histoire de l’humanité. Au final, ils ont pris goût à la vie sur Terre et ont développé une jolie bromance, bien qu’ils appartiennent à des camps opposés. C’est pour ça qu’ils n’hésitent pas à faire équipe quand la fin des temps est annoncée. La mission n’est pas si simple qu’elle en a l’air car l’Antéchrist est envoyé sur Terre pour y mettre un terme sous la forme d’un nouveau-né sans cornes et tout joufflu, censé être élevé par un couple d’horribles Américains. Mais un échange fortuit de bébés dans la maternité gérée par des nonnes sataniques fait atterrir le poupon dans une gentille petite famille anglaise. Patatras !

Tous azimuts
Dans Good Omens, on ne sait plus trop où donner de la tête tant le monde qui y est développé foisonne dans tous les sens. Il y a d’abord Jon Hamm qui joue l’ange Gabriel, assez sûr de sa personne et un brin prétentieux. Frances McDormand, elle, joue Dieu. On ne la voit pas mais elle assure la narration. On a déjà évoqué les nonnes sataniques sauf qu’elles ont tout l’air de nonnes tout court. C’est assez drôle et plutôt bien vu. Il y a un chasseur de sorcière, un garçon qui a une poisse pas possible, la descendante d’une grande sorcière qui a écrit un bouquin plein de prédictions ultra précises et saugrenues... Il y a aussi Adam, l’Antéchrist, devenu un adorable petit garçon de onze ans qui vit à la campagne et joue avec ses copains. Ça foisonne, on vous dit.

Pendant que tout ce petit monde se met en branle, on perd de vue Crowley et Aziraphale. C’est le petit moins, car ils sont ce qu’il y a de mieux dans cette mini-série. Michael Sheen et David Tennant forment un duo d’enfer avec des dialogues piquants qui font de chaque réplique une punchline étourdissante de drôlerie. Leur association reste à chaque instant aussi invraisemblable qu’irrésistible. Aziraphale affiche en permanence un air de ravi de la crèche. Crowley, tout en skinny jeans et lunettes noires (pour cacher ses yeux de serpent) a tout du rockeur sans âge qui a survolé les siècles perché sur ses immenses gambettes. Absolument géniales : toutes les scènes où ils discourent sur le Bien et le Mal sans plus trop savoir vraiment comment distinguer l’un de l’autre. La production a coûté un bras et ça se voit. L’image est nickel, pop et pimpante. Les trois épisodes qu’on a vus – sur six en tout – sont divertissants et plaisants. Mais Diable, qu’est-ce qu’on aurait aimé passer plus de temps encore avec les deux acolytes ! C’est pour eux en tous cas qu’on regardera la suite.

"Good Omens", une série créée par Neil Gaiman avec Michael Sheen, David Tennant, Jon Hamm… Disponible depuis le 31 mai sur Amazon Prime Video.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires