Game of Thrones, saison 8 épisode 6 : le résumé ! Game of Thrones, saison 8 épisode 6 : le résumé !

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"Game of Thrones", saison 8 épisode 6 : le résumé ! par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 20 Mai 2019

Après dix-huit mois d’une attente insoutenable, pour la dernière saison de la série-monstre, Glamour vous donne rendez-vous chaque semaine pour un débriefing spécial "Game of Thrones". Entre gifs et lol, pardon, larmes.

Épisode final The Iron Throne

Tyrion marche sur les cendres de sa ville. Atterré. Derrière lui, Jon Snow et Ser Davos sont dans le même état. Il décide de s’avancer seul vers ce qu’il reste du Donjon Rouge. Pendant ce temps, Ver Gris annonce leur condamnation à mort à quelques soldats survivants. Jon arrive tente de l’en dissuader. Rien à faire. 

Le château n’est plus que désolation. Tyrion finit par trouver les corps de Jaime et Cersei ensevelis sous les gravats. Il craque. On ne l’a jamais vu avoir aussi mal. Les deux affreux sont beaux enlacés dans les bras l’un de l’autre. On est comme Tyrion avec le sentiment d’un immense gâchis.

Jon vient à la rencontre de Daenerys. Elle s’avance en reine funeste pour acter sa victoire ou plutôt son carnage. Le tout dans une ambiance Troisième Reich avec un immense drapeau des Targaryen déployé, en rouge sur fond noir. Face à elle, ce qu’il reste de Port-Réal fume encore.


Satisfaite, elle félicite ses troupes parfaitement alignées, nomme Ver Gris commandant de ses armées et annonce, déterminée, qu’elle a l’intention de libérer tous les peuples du monde. Libérés, délivrés mais brûlés. Arya assiste au discours, pas ravie du tout. En revanche, les Dothrakis sont en joie, les Immaculés frappent leurs lances sur le sol en signe d’approbation. Et Drogon jubile sur son tas de pierre. Une salle, deux ambiances. Tyrion toujours atterré la rejoint. "Vous avez libéré votre frère, vous m’avez trahie" lui dit Dany. Il rétorque du tac au tac : "J’ai libéré mon frère et vous avez massacré une ville entière". Sur ce, il jette son insigne. C’est LA provocation.


Dany ordonne de l’emmener. Jon reste impuissant. Aucun mot ne sort de sa bouche. Arya le rejoint et le prévient du danger imminent qui plane sur sa tête maintenant que Dany sait qu’il est l’héritier légitime. Jon reste impuissant (on l’a déjà dit, mais c’est trop flagrant).

Jon va voir Tyrion retenu prisonnier dans une salle. Jon, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, ne parvient pas à justifier les actes de sa reine mais continue de la défendre... Tyrion fait l’historique des accomplissements de Dany. "Où qu’elle aille, des hommes méchants meurent et nous l’applaudissons. (…) Elle croit que son destin est de bâtir un monde meilleur pour tout le monde." Et donc pour parvenir à ses fins, elle est prête à tout détruire sur son passage. Il déploie des trésors de pédagogie pour que Jon ouvre les yeux, pour qu’il ne se laisse pas aveugler par son amour.


"L’amour est la mort du devoir." répond Jon. Tiens, il vient d’avoir une épiphanie. Non, quand même pas. Cette sage parole lui vient de Mestre Aemon de la Garde de Nuit. "Parfois le devoir est la mort de l’amour" lui rétorque Tyrion comme un prof en classe de soutien à un élève en difficulté. Il lui demande de s’élever contre Dany. Et Jon, toujours "en mode genou plié" répond que Dany est la reine et que la décision lui appartient à elle. Le tout avec une gentille petite tape sur l’épaule. Jon Snow, où es-tu passé ?

Dany entre dans la salle du trône. Du moins ce qu’il en reste car la pièce est à ciel ouvert. Elle s’avance vers le trône de fer et le regarde comme une gamine qui jubile devant la poupée de ses rêves. La scène fait écho à sa vision dans la saison 2 dans l’Hôtel des Nonmourants. Jon la rejoint. Elle évoque ses rêves de petite fille quand elle tentait d’imaginer le trône. Jon casse sa joie en évoquant des prisonniers exécutés dans la rue et demande le pardon pour Tyrion. Elle défend son bifteck sur sa vision de la justice. Jon en pleure de dégoût et d’incompréhension. Donc le héros de la saga devient un pleutre émasculé par la puissance féminine... ? Il continue de lui prêter allégeance puis il se force à lui donner un baiser, au cours duquel il la poignarde en plein cœur.


Ah ! Un féminicide ! Mais attention, justifié celui-là… (sarcasme) Drogon qui a senti la mort de sa maman approche. Comme Simba dans Le Roi Lion, qui ne croit pas à la mort de son père, il la pousse délicatement avec son museau. Il comprend qu’elle est morte et exprime sa peine d’une façon dragonesque assez touchante. Il sait que c’est Jon qui l’a tuée. Et alors qu’on s’attend à ce qu’il le réduise à un tas de cendres, il exprime sa colère, sa tristesse et son dégoût en cramant le trône qui fond quasi instantanément.

Puis Drogon prend délicatement le corps de Dany dans sa grosse patoche et l’emmène. Drogon part au loin, loin de ce monde de fou où il fait un froid dingue et qui lui a pris ses deux frères et sa maman. Grosse pensée affectueuse pour Drogon à cet instant. 

Tyrion broie du noir dans sa geôle. Ver Gris vient le chercher et l’amène vers une sorte de conseil extraordinaire des lords de Westeros. Tout le monde est réuni : Sam, Edmure Tully, Arya, Bran, Sansa, Brienne, Ser Davos, Gendry, Yara Greyjoy, un type de Dorne et quelques autres... Sansa demande où est Jon. Ver Gris répond qu’il est prisonnier. C’est un genre de procès. Celui de Tyrion mais aussi celui de Jon pour son régicide... Ils conviennent qu’il leur faut choisir un roi ou une reine pour régner sur Westeros. Sam propose quelque chose d’inédit. Et si, pour choisir celui ou celle qui régnera sur tout le monde, on ne demanderait pas son avis... à tout le monde ?! Bon sang mais c’est bien sûr ! La démocratie ! Ils restent tous perplexes et éclatent de rire. Trop moderne. Tyrion s’avance et demande ce qui unit les gens. Les histoires. « Rien n’est plus puissant qu’une bonne histoire. » Alors on a envie d’être d’accord avec lui, mais avec ce qu’il vient de se passer, on a des doutes !

Et donc celui qui aurait la meilleure histoire serait Bran : la mémoire vivante de l’humanité destinée à la guider vers l’avenir. Et il n’aura pas d’héritier. C’est cette roue que Daenerys voulait briser selon Tyrion dans un regard appuyé à Ver Gris. "Le pouvoir ne sera pas héréditaire. Le souverain sera choisi, par les seigneurs de Westeros." Tous approuvent. Tous sauf Sansa qui se déclare la Suisse. "Le Nord sera un royaume indépendant." Et Bran accepte. Vive Bran le Brisé ! Première décision, il fait de Tyrion sa Main. Ver Gris n’est pas content. Pas content du tout.

Jon porte un visage fantomatique dans sa cellule. Tyrion lui annonce que Bran a décidé de le renvoyer à la Garde de Nuit. Retour à la case départ. Il n’aura ni épouse, ni terres, ni enfants. Ver Gris a accepté de commuer une condamnation à mort en peine à perpétuité. "Personne n’est vraiment content. C’est donc un bon compromis." explique Tyrion. C’est donc ça la fin douce-amère ? Et pendant ce temps, Jon culpabilise encore d’avoir tué Dany. Peut-être qu’il ne serait pas puni, s’il l’avait pas tuée… (on extrapole ses pensées…)

Tout beau, tout propre dans son joli manteau, Jon s’apprête à partir. Sansa est toute triste. Ils s’étreignent. C’est mignon. Au tour d’Arya. Elle veut partir à l’ouest de Westeros, là où personne n’est allé. "Arya l’exploratrice". Les larmes coulent des deux côtés de l’écran. À Bran maintenant. Jon s’agenouille devant lui et l’appelle Sire. Le garçon, plus sage que tous les sages du monde réunis, a une classe folle. Toujours le bon mot et le regard réconfortant. Jon s’en va. La caméra ne s’attarde pas. 

Brienne parcourt les livres d’histoire. À la page de Jaime, elle prend la plume et complète sa biographie. Elle raconte ses faits de gloire et conclut "mort en protégeant sa reine".

Tyrion se prépare pour son premier conseil des six couronnes en tant que Main de Bran. Autour de la table : Sam, Bronn et Ser Davos. Sam lui apporte un livre "La Chanson de la Glace et du Feu", soit l’histoire des guerres récentes qui se résume à une triste bluette entre Jon et Dany. Bran arrive, poussé par Brienne. Il manque un maître des chuchoteurs et un Chancelier. Et un Connétable. Bref le bon vieux système à l’ancienne qui avait l’air de si bien marcher. Bran laisse ses "ministres" à leur mission et les autres dissertent sur les tâches à venir en évoquant entre autres la réouverture des bordels. No comment.

Jon arrive à Châteaunoir où l’attend son pote Tormund. Les Stark reprennent le cours de leur vie. Sansa est couronnée Reine du Nord. Arya embarque sur un bateau à la bannière des Stark et regarde droit vers l’horizon. Et Jon passe de l’autre côté du Mur avec Tormund et les Sauvageons. Ils s’enfoncent dans la forêt là où GoT a commencé. Générique. 

Verdict :
Cet ultime épisode laisse un goût amer à l’image de toute cette saison. L’intrigue, une fois de plus, est précipitée pour ne pas dire bâclée. La série, qui s’est distinguée à travers son talent à prendre son temps pour construire des arches narratives complexes et développer la psychologie de ses personnages, se retrouve comme le Lapin blanc d’Alice au pays des merveilles. En retard, toujours en retard. Il aurait fallu au minimum le double d’épisodes pour justifier et exposer d’une façon plus rationnelle tout ce qu’il s’est passé au cours de cette saison. On reste avec un sentiment d’incompréhension. D’abord vis-à-vis de Daenerys. Elle apparaît comme le personnage sacrifié sur l’autel du profit. Il fallait qu’elle vire en monstre – ok, pourquoi pas – mais pas comme ça. Et il y a cette représentation de la puissance féminine qui brûle tout sur son passage qui paraît pour le moins puérile de la part des auteurs. Et finalement, les Stark s’en sortent plutôt bien. Les méchants Lannister, Cersei et Jaime, sont punis. Le gentil Lannister, Tyrion, est sauvé, même récompensé. On se croirait dans un conte pour enfants. On pensait pourtant que cette œuvre avait pour ambition, au départ, de deviser sur le monde, le pouvoir, ses enjeux et la sublimation de soi… Tout ça réduit à une distribution de bons points.

"Game of Thrones" saison 8 sur OCS City.

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