Mauvaise nouvelle, on n’a pas du tout aimé "Casa De Papel" Mauvaise nouvelle, on n’a pas du tout aimé "La Casa De Papel"

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Mauvaise nouvelle, on n’a pas du tout aimé "La Casa De Papel" par Sophie Bouchet

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Cette série espagnole - dont la première saison est diffusée sur Netflix - fait le buzz. Et pourtant, on s’est franchement ennuyé en la regardant. Au risque de nous fritter avec nos collègues bien-aimés, on vous explique pourquoi on n'aime pas "La Casa de Papel".

Au cinéma, les histoires de braquages ne manquent pas. Ocean’s Eleven, Inside Man, L’affaire Thomas Crown… La série espagnole Casa de Papel s’inscrit dans cette lignée. Son pitch : un groupe de huit criminels - avec chacun une spécialité particulière (un fan d’explosifs, un geek, etc.) - est réuni par un homme mystérieux qui se fait appeler Le Professeur. Leur but est de réaliser le casse idéal, sans victime, en volant 2,4 milliards d'euros à la Maison royale de la monnaie à Madrid. Un butin qui surpasserait toutes les autres sommes les plus folles jamais dérobées à travers le monde.


Une fausse série d'action

Les ressemblances entre les films et la série s’arrêtent ici. Tout au long des 13 épisodes, La Casa del Papel est rythmée de nombreux rebondissements qui se déroulent dans une chronologie courte. Les faits sont censés se dérouler durant seulement 2 jours - dans la saison 1 - à la façon de 24 heures chrono Jack Bauer a le temps de mourir une bonne dizaine de fois. Mais la prise d'otage qui se passe devant nos yeux - pour permettre d’imprimer le plus de billets de 50 euros possible en 11 jours en tout dans les deux saisons, se prolonge beaucoup trop longtemps. Pour meubler, les scénaristes brodent autour des histoires secondaires sur le personnel et les touristes retenus contre leur gré, qui n’arrivent pas à nous intéresser. Dès le premier épisode par exemple, on apprend la grossesse d’une des employés qui va souvent revenir sur le devant de la scène. Mais le mélange entre le pitch sur le braquage et les événements secondaires - dignes d’une telenovela - ne fonctionne pas. Le scénario perd du temps à creuser l’humain au détriment de l’action, ce qui nous donne envie de cliquer sur la croix en haut à droite, pour regarder un autre show.

Des personnages peu crédibles

A vouloir parler de thèmes actuels comme le cyber-harcèlement, la série perd de vue son but principal : parler d’un casse éblouissant. Surtout, plus le show creuse les rôles annexes, moins on en apprend sur le personnage clé qu’est Le professeur (avec des lunettes bien sûr). On a du mal à ne pas sentir qu’on se fait balader avant des révélations finales peu crédibles. Et on ne croit pas un seul instant aux braqueurs au grand cœur qui se préoccupent du bien-être des otages, puis veulent les buter l’épisode suivant. Et quand un des huit voyous fait la morale à son fils parce que "ce n’est pas bien d’être un voleur", difficile de ne pas lever les yeux au ciel…


Des dialogues au ras des pâquerettes

La Casa de Papel semble vouloir se présenter comme une série cash, avec des dialogues qui ne prennent pas de pincettes. Dommage, on se retrouve plutôt confronté à des phrases complètement lunaires comme par exemple : "ne la quitte pas même s’il faut lui changer de tampon". Et quand un policier dit à la seule femme présente dans la salle de négociations, qu’il sait qu’elle traverse une mauvaise période, cette dernière répond avec classe : "si c’est une allusion à mes règles, je ne les ai pas mais merci d’y penser." Bien sûr, ces dialogues sexistes s’accompagnent de gros plans sur le postérieur ou la poitrine de Tokyo, la "bombe" du groupe de braqueurs interprétée par Úrsula Corberó. C’est bizarre, on pensait être en 2018.

"La Casa de Papel", actuellement sur Netflix.

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Mme M.

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