"Carnival Row" : Cara Delevingne et Orlando Bloom dans notre série coup de cœur de la rentrée "Carnival Row" : Cara Delevingne et Orlando Bloom dans notre série coup de cœur de la rentrée

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"Carnival Row" : Cara Delevingne et Orlando Bloom dans notre série coup de cœur de la rentrée par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 2 Septembre 2019

Nouvelle superproduction d’Amazon Prime Video, "Carnival Row" met en scène un drame de fantasy avec un duo ultra glamour. On vous dit tout !

Un conte fantasy
On le sait depuis un moment, Amazon mise gros sur la fantasy. On attend pour l’année prochaine son adaptation du Seigneur des anneaux, mais Carnival Row s’inscrit déjà dans l’arsenal de blockbusters fantastiques dont la plateforme compte s’équiper. Et c’est une réussite ! Dans cette série adaptée d’un script un temps destiné au cinéma, un univers à la fois familier et original se dévoile sous nos yeux. Plongée dans une époque victorienne où des créatures mythologiques côtoient les humains, elle suit l’histoire de deux êtres séparés par les affres de la guerre. Ces amants maudits, ce sont Vignette Stonemoss (Cara Delevingne) et l’inspecteur Rycroft Philostrate (Orlando Bloom). Ils se sont aimés durant la guerre qui a ravagé la terre natale de Vignette qui vivait parmi les siens, les fées. Philo – pour les intimes – était à l’époque un soldat qui n’a pas su résister au caractère farouche de Vignette et à ses jolies ailes. Ils se retrouvent sept ans plus tard sur le territoire de Philo, celui des humains, où Vignette a été obligée d’émigrer. Plusieurs histoires s’entremêlent avec des personnages sans lien apparent, du moins au début. Mais l’intrigue principale penche vers le néo-noir puisque Philo enquête sur une série de meurtres brutaux qui déstabilisent une société déjà bien fragile.

Visuellement irréprochable
Ce qui frappe immédiatement, dès les premières images, c’est la qualité de la production. Dans la république de Burgue, on a l’impression de déambuler dans les rues d’un Londres alternatif : époque victorienne à la Dickens, en pleine révolution industrielle avec une ambiance steampunk. Sauf que le tournage s’est déroulé à Prague, mais ça c’est la magie de la série. Dans cette ville grouillante, on croise des fées, des sorcières, des centaures, des faunes (des hommes et femmes-boucs) et quantité d’autres créatures fantastiques inspirées de différentes mythologies. Pour le côté sombre et assez gore, on a parfois l’impression de retrouver Penny Dreadful. Avertissement : l’enquête policière nous emmène sur de nombreuses scènes de crime où les viscères semblent être l’accessoire de choix pour illustrer l’effet « boucherie ». Vegans, s’abstenir… Il n’empêche que ce monde fascine, tout comme ses habitants. Outre Philo et Vignette, la série déploie une galerie de personnages tous fascinants. On y retrouve quelques têtes connues dont Jared Harris (le fameux Valeri Legassov de Chernobyl) en chancelier ou encore Indira Varma, son épouse vénéneuse comme du temps où elle interprétait Ellaria Sand dans Game of Thrones.

Un discours politique appuyé
Mais comme tout ne peut pas être parfait dans le meilleur des mondes, Carnival Row a aussi ses défauts. Certes Cara Delevingne fait le job et révèle enfin un talent d’actrice sous les ailes de Vignette, même si son jeu mérite d’être encore affiné. Quant à Orlando Bloom… il est toujours aussi délicieusement Orlando Bloom. Rien ne lui va mieux que ces univers fantastiques où son charme et son charisme jouent à plein pot. Mais pour être honnête, leur amourette n’est pas l’attrait principal de la série. Surtout que cette trame narrative vient un peu trop souvent ralentir le rythme de cette première saison. Il faut parfois résister pour ne pas décrocher. C’est surtout par son discours politique que Carnival Row se distingue. En racontant les histoires de réfugiés, qui ont fui la guerre ou issus de territoires tout simplement décimés, la série met les pieds dans le plat. Celui qui alimente l’actualité des deux côtés de l’Atlantique avec ces nombreuses vagues de migration qui suscitent la montée des populismes. À Burgue, même topo. Le vivre-ensemble est mis à mal par des humains qui voient ces migrants comme un fléau. Fétichisme des cultures étrangères, racisme assumé et revendiqué, questionnements sur l’identité… tout est passé en revue avec justesse et minutie. Au final, un vrai coup de cœur qu’on n’avait pas vu venir !

"Carnival Row", une série créée par Travis Beacham et René Echevarria avec Orlando Bloom, Cara Delevingne, David Gyasi… Depuis le 30 août sur Amazon Prime Video.

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