"American Horror Story : 1984" : une nouvelle saison complètement folle "American Horror Story : 1984" : une nouvelle saison complètement folle

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"American Horror Story : 1984" : une nouvelle saison complètement folle par Emilie Semiramoth

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Publié le Lundi 30 Septembre 2019

Après quelques saisons en demie teinte, "American Horror Story" revient en grande forme. Cette saison 9, sobrement intitulée "1984", est une compilation parodique des slashers des années 70 et 80. On adore !

Nostalgiquement vôtre
Vous adorez vous faire peur et avez regardé en boucle tous les films de Jamie Lee Curtis dans sa période "scream queen" ? Vous êtes au bon endroit. AHS : 1984 reprend à la lettre toutes les figures de style du genre avec une délectation non dissimulée. Pour cette reconstitution quasi parfaite, nous voici avec une bande de jeunes gens qui décident de fuir Los Angeles pendant les Jeux Olympiques d’été et prennent un job de moniteurs dans une colonie de vacances. Manque de bol, ils fuient un tueur en série le Night Stalker – lequel a réellement existé – qui sévit à L.A. mais ne va pas y rester… Et ils auront affaire à M. Grelots un autre effroyable tueur, fictif celui-là, toujours monstrueusement merveilleusement interprété par John Carroll Lynch.

Le trajet joyeux tous ensemble dans le van. Le pompiste qui leur dit de ne surtout pas aller à Camp Redwood, leur destination... Le camp perdu au milieu des bois et près d’un lac. La propriétaire du camp qui a survécu à un véritable massacre… perpétré par M. Grelots 14 ans plus tôt ! Tout y est. Sans faute. On sursaute aux moments convenus. Le moindre bruit de porte est exagéré et les hurlements aussi. Bref, les deux premiers épisodes se déclinent comme un véritable récital.

Délicieusement stupide
Mais on ne serait pas aussi enthousiaste si cette saison se contentait d’être une simple reconstitution. Si AHS a toujours vocation à jouer avec notre palpitant, cette saison se range clairement du côté de la parodie. Comment ne pas pouffer de rire devant les brushings ébouriffés des protagonistes ? La perruque et la moustache de Matthew Morrison (Glee), toujours vêtu d’un mini-short qui met en valeur ce dont la nature l’a si généreusement pourvu ? Cette saison ne manque pas aussi de rendre hommage à la stupidité légendaire des personnages de slashers. Pour l’occasion, on donne une mention spéciale à Brooke, jouée par Emma Roberts – qui prend pour la première fois la position de leader de la saison en l’absence de Jessica Lange et Sarah Paulson. Brooke, donc, est une jeune femme encore vierge – comme le veut la tradition du genre – mais aussi frappée par le malheur (tradition aussi). Vertueuse et mal chanceuse. Mais pas très fute-fute. Alors qu’elle dit avoir peur seule la nuit, la voilà qui dort fenêtres ouvertes dans son appartement de Los Angeles. Mais elle va aussi s’asseoir toute seule au bout du ponton sur le lac, en pleine nuit noire, pour réfléchir à ses contrariétés. Et devinez quoi ? Il lui arrive des bricoles !

Définitivement "camp"
Toutes ces loufoqueries ne sont pas que gratuites et trouvent leur explication. On soupçonne Ryan Murphy, Brad Falchuk et leurs auteurs d’avoir eu l’idée de cette saison en trouvant le moyen de faire un jeu de mots ultra facile (mais drôle) entre le camp, le lieu où se déroule l’histoire, et le "camp" leur marotte depuis plusieurs saisons. Mais qu’est-ce que le "camp" ? Le camp pourrait se définir par un style, une esthétique et un humour qu’on retrouve dans la culture gay. C’est une manière de jouer avec les conventions et les genres, de les détourner et de les moquer. Et la flamboyance voire l’outrance en sont des composantes essentielles. La caméra ne lésine pas sur les gros plans sur la plastique parfaite des protagonistes masculins qui apparaissent toujours les muscles bandés. Une tension sexuelle plane quasi en permanence. Et les couleurs sont aussi flashy que les années 80 le permettent. Cette saison pousse à fond tous les curseurs de ce côté "too much", y compris celui du gore. On n’a jamais vu autant d’hémoglobine dans AHS. Et là, elle dégouline par hectolitres. Des crânes empalés, des abdomens éviscérés et autres joyeusetés répondent conformément à l’appel. L’autre fétiche de cette saison, c’est la fixation de M. Grelots pour les oreilles. Il en découpe systématiquement une à chacune de ses victimes. Avec tout ça, si vous n’y jetez pas un œil et une oreille…

"American Horror Story : 1984", une série créée par Ryan Murphy et Brad Falchuk avec Emma Roberts, Billie Lourd, Leslie Grossman… Tous les vendredis à 22h55 sur Canal+ Séries.

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