Vivid : tous à Berlin pour ce super show ! Vivid : tous à Berlin pour ce super show !

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Vivid : tous à Berlin pour ce super show ! par Erick Grisel

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Publié le Mardi 4 Décembre 2018

Des shows, on en a vu. Mais celui-là : wouaw ! Impressionnant, grandiose. Un peu comme si "Tron", "Avatar", "Le Crazy Horse", "le Cirque du Soleil" et "Cabaret" étaient réunis sur scène. A vos billets (pour Berlin), prêts, partez !

En cette soirée grise et pluvieuse du 30 novembre 2018, 1700 personnes se pressent à l’entrée du célèbre Friedrichstadt-Palast à Berlin. L’une des plus grandes scènes d’Europe et vestige impressionnant de l’ex-Allemagne de l’Est. Nous, on a été invité à passer par les coulisses, juste avant le début du Grand Show. La chance ! On a regardé les artistes s’échauffer, se faire maquiller (15 minutes pour chacun, pas plus). Cent artistes, dont quarante danseuses, vingt danseurs, vingt-sept nationalités en tout. Et parmi eux, deux français : un jeune homme de vingt-huit ans, originaire de Metz, Dimitri Genco, et une jeune femme vêtue d’une somptueuse robe en strass, Sarah Manesse : "Vous êtes du magazine Glamour ? Ça tombe bien, je suis la "Glamour girl" du spectacle. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le nom de mon personnage". On s’en rendra compte plus tard pendant le show : Sarah n’est pas un membre du ballet, comme on l’a d’abord cru, mais l’une des voix en or et personnage leader du spectacle. Une star, quoi, qui échange des recettes de gâteaux entre deux numéros avec son acolyte français, lui-même membre du ballet.

Tous les matins, à 10 heures, Dimitri doit être prêt pour le cours de classique donné ici-même au théâtre. Ensuite il y a réunion avec les chorégraphes qui donnent aux danseurs des corrections sur leur prestation de la veille. L’après-midi est libre puis tout le monde doit revenir pour 18 heures. A ce rythme-là, à raison de sept spectacles par semaine, Dimitri n’a pas le temps de faire la fiesta à Berlin. D’autant plus que ce jeune homme à la stature d’athlète a repris ses études. "La carrière d’un danseur se termine autour des 35 ans, nous précise-t-il, alors il faut déjà que j’anticipe ma reconversion."

En attendant, Dimitri savoure sa chance de participer à un spectacle rivalisant avec les plus grands shows de Las Vegas, l'esprit berlinois en plus. Avec un orchestre live, des costumes somptueux signés Philip Treacy, et des décors phénoménaux dont on découvre l’envers en sortant des coulisses. On lève la tête et la hauteur de plafond nous donne le vertige. Une sorte de brume tiède envahit la scène l’espace de quelques instants : "C’est pour que les danseurs n’attrapent pas froids et pour que les chanteurs préservent leur voix", nous explique Viola, la jeune responsable de communication avant de nous accompagner dans la salle.

Ça y est, on est installé dans le grand amphithéâtre plein à craquer. Et pendant deux heures trente, entracte compris, on n’aura pas l’occasion de somnoler. On croit tout d’abord qu’un spectateur, accompagné de sa petite fille, pique un scandale à cause de sa place. Mais au moment où tous deux montent sur la scène, on comprend que cela fait partie du spectacle. L’histoire d’une gamine enlevée par des extra-terrestres et transformée en androïde. Au bout du compte, qu’est-ce que l’on retient le plus de ce tourbillon de décibels et de couleurs ? L’arrivée sur une passerelle mouvante de la chanteuse Glacéia Henderson sur un air disco-épique digne de Conchita Wurst à l'Eurovision, le ballet des mutantes casquées, aussi sexy que les danseuses du Crazy Horse, la fun house avec, à ses fenêtres des scènes d’orgie en ombres chinoises, l’envol magique des principaux protagonistes dans un nuage interstellaire, façon E.T. sur son vélo. Et un numéro d’acrobatie, la Double Wheel en steel, à couper le souffler. Ceux que les grands shows hollywoodiens laissent froid passeront donc leur chemin. Ceux qui rêvent d’aller un jour à Las Vegas seront ravis de faire des économies d’avion : créé par une femme, Krista Monson, le Vivid Grand Show, c’est simplement à une heure vingt de Paris, au Friedrichstadt-Palast, à Berlin. Et c'est éblouissant.
https://www.palast.berlin/fr/show/vivid-grand-show/

Erick Grisel

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