Sans vergogne : les réponses les plus minables des harceleurs #MeToo Sans vergogne : les réponses les plus minables des harceleurs #MeToo

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Sans vergogne : les réponses les plus minables des harceleurs #MeToo par Ophélie Manya

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Publié le Mardi 24 Juillet 2018

Trop souvent, les réponses des agresseurs sexuels impliqués dans les scandales révélés par les mouvements #MeToo et Time's Up sont inappropriées. Le soir du 23 juillet 2018, le rappeur R. Kelly, accusé d’abus sexuels, s’est ajouté à la liste des harceleurs aux réponses les plus minables en dévoilant un titre inédit : "I Admit".

"J’avoue que j’ai fait quelques erreurs / Et que j’ai quelques défauts" : ainsi sonnent les premières secondes des dix-neuf minutes de défense du rappeur R. Kelly. Dans un morceau intitulé "I Admit" ("Je reconnais" en VF), sorti le 23 juillet 2018, le chanteur R&B répond aux accusations d’abus sexuels à son encontre. Pour rappel, en 2002, il faisait l’objet d’une inculpation pour pornographie sur mineurs avant d’être acquitté en 2008. En 2017, l’association Time’s Up avait réclamé une enquête judiciaire suite aux différentes révélations concernant l’artiste, dont une partie avait été dévoilée par Buzzfeed qui l’accusait d’avoir des esclaves sexuels. Avec "I admit", R. Kelly reconnait avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes mais qui, selon lui, ne relèvent pas de la pédophilie : "J'admets que j'ai couché avec toutes ces femmes / Qui étaient plus vieilles ou plus jeunes / Mais dîtes-moi comment on peut appeler ça de la pédophilie / Parce que ça c'est totalement fou".

Et si vous vous attendiez à de quelconques excuses, vous allez être déçus : "Vous pouvez avoir vos opinions / Vous avez le droit à vos opinions / Mais est-ce que je suis vraiment obligé d'aller en prison ou de perdre ma carrière à cause de vos opinions" chante R. Kelly. Une défense maladroite et pour le moins gênante tant par sa forme musicale que par son contenu. Ce qui nous rappelle les précédentes réponses des personnages publiques accusés d’agressions sexuelles, trop souvent inappropriées… :

Harvey Weinstein
Avant de se rendre à la police le 25 mai 2018, Harvey Weinstein, désormais persona non grata à Hollywood, avait déclaré travailler sur un documentaire qui montrera l’affaire Weinstein du point de vue du producteur. Il a également précisé que le documentaire paraitra "quand tout ça sera fini". Qui lui dit que ça ne le sera jamais ?

Woody Allen
Woody Allen, accusé d’avoir violé Dylan Farrow, sa fille adoptive, a communiqué sa compassion pour son confrère en indiquant être "triste pour Harvey, dont la vie est complètement chamboulée". Et ce n’est pas tout : dans le Newsweek polonais, il a critiqué le mouvement #MeToo en le qualifiant d’hystérie collective…

Javier Bardem
Si Woody Allen défend Harvey Weinstein, le réalisateur, lui, peut compter sur l’acteur Javier Bardem pour le soutenir. Ce dernier avait déclaré dans Paris Match en avril 2018 être "choqué du traitement réservé à Woody Allen avant d’ajouter, s’il y avait des éléments prouvant que Woody Allen est coupable, là oui, j’arrêterais de tourner avec lui, mais j’en doute".

Russell Simmons
Accusé de viol, le co-fondateur de Def Jam a lui le mérite d’avoir présenté ses excuses… Pour profiter de se faire de la promo : "Bien que je n'ai jamais été violent, j'ai été irréfléchi et insensible dans certaines de mes relations pendant de nombreuses années. Je m'en excuse sincèrement et humblement. ... Je transformerai le studio de science yogique en un centre de guérison à but non lucratif".  

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