Netflix : et si on arrêtait le carnage avec les sous-titres ? Netflix : et si on arrêtait le carnage avec les sous-titres ?

News

Netflix : et si on arrêtait le carnage avec les sous-titres ? par Zoé Puyremond

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Mardi 26 Février 2019

Mercredi 20 février 2019, l’association des traducteurs/adapteurs de l’audiovisuel a fortement critiqué le sous-titrage du film "Roma", acheté et diffusé par Netflix. Un nouveau reproche qui survient après des salves de remarques de la part du public.

Une vingtaine de nominations dans les grandes cérémonies officielles, onze récompenses décrochées, Roma est un film événement. Mais il fait aussi parler pour de mauvaises raisons : l’association des traducteurs/adapteurs de l’audiovisuel (ATAA) a vivement critiqué la plateforme de streaming Netflix pour le sous-titrage très approximatif du film. Et Roma n’est pas la seule œuvre a avoir été abîmée, les internautes s’en donnent à cœur joie depuis cinq mois avec le hashtag #TraduisCommeNetflix.

Dans son communiqué daté du 20 février, l’ATAA a listé les erreurs commises tant sur l’orthographe, la grammaire que sur l’incohérence d’adaptation. Les dialogues sont traduits de manière littérale et distingue, dans la mise en forme, ceux en espagnol de ceux en mixteco (langue indienne). La profession affirme que Netflix fait part d’un manque de rigueur en n’encadrant pas les traductions et en n’embauchant pas de vrais professionnels. Pire : l’ATAA se demande si ce n’est carrément pas un algorithme qui gère la traduction.

Si on ne connaît pas la réponse à cette question, on sait par contre qu’en avril 2017, Netflix avait recruté de nouveaux traducteurs via la plateforme Hermes, comme l’indiquait Télérama. Suite à un test de deux heures, des abonnées bilingues ou des fan-subbers (des mordus de séries qui les traduisent à la chaîne dès leur diffusion) pouvaient prétendre au poste. Moyennant une offre alléchante pour un non-professionnel, la rémunération proposée par Netflix s’élevant à 12 dollars la minute. On est cependant bien loin du salaire d’un sous-titreur et traducteur professionnel, pour qui une minute et demie d’une œuvre représente une heure de travail, explique le Journal du Geek. Ce manque d’investissement est d’autant plus étonnant que Netflix met les moyens sur la qualité du doublage.

Alors que la plateforme propose de plus en plus de contenus et travaille avec les plus célèbres réalisateurs (le 24 février 2019, Netflix a dévoilé la bande-annonce du prochain film de Martin Scorsese avec Al Pacino), il faudrait sans doute revoir sa politique en la matière. Traduction et sous-titrages faisant partie intégrante de la qualité d’une œuvre.

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires