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#MeToo : pourquoi Luchini nous a déçus avec ses propos sur la drague par Erick Grisel

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Publié le Jeudi 8 Novembre 2018

Ah, ça, tout le monde l’aime bien, Fabrice Luchini. Et pour la sortie de son dernier film "Un homme pressé", c’est à qui lui passera le plus la brosse à reluire dans les médias. Mais avec ses récents propos sur le mouvement #Metoo, dans Le Parisien, l’acteur fait oublier qu’il est un bon comédien et laisse supposer qu’il est un beau blaireau…

Eh bien, en voilà encore un qui se déchaîne sur le mouvement #MeToo. Qui prétend ne plus pourvoir draguer comme il le veut, et verse des larmes de crocodile sur ces pauvres victimes du féminisme : "Aujourd’hui, si tu regardes une meuf, c’est tout de suite #MeToo, a confié l’acteur, en présence de sa compagne, au quotidien Le Parisien. On te met en zonzon parce que tout le monde croit que tu lui as mis la main à la teuche, alors que tu as simplement dit à une femme qu’elle a du charme". Ben voyons ! Si Fabrice Luchini pouvait nous citer le nom d’un seul homme (Weinstein, peut-être ?) qui aurait été mis en prison parce qu’il a dit à une femme qu’elle avait du charme, qu’il le fasse immédiatement pour qu’on lui rende justice ! 

Mais il n’y pas que dans les colonnes du Parisien que des hommes se lamentent sur l’impossibilité de "draguer" tranquillos coolos (rappelons les synonymes du verbe "draguer" dans le dictionnaire : "lever" et "racoler"). Au sein même de nos rédactions, ou de nos cercles d’amis, ces propos sont parfois tenus, sans qu’ils soient jamais étayés par des exemples précis. Alors que des exemples précis de femmes importunées dans la rue ou autres endroits publics, il s’en ramasse à la pelle. Pas plus tard que dimanche dernier, au Rosa Bonheur sur Seine, une jeune femme d’à peine 18 ans, Jeanne, venue de Montpellier pour étudier à Paris, s’étonnait devant nous d’être emmerdée dans la rue plusieurs fois par jour : "Et pourtant, j’avais un manteau !" nous a-t-elle dit. La semaine dernière alors qu’on passait près d’un bar animé du quartier de Faidherbe à Paris, deux mecs ont hélé une fille dans la rue pour l’inviter à boire un verre. Et comme la fille ne se retournait pas, ils lui ont alors lancé "Ahhh la salope !". Oui, ce même "Ahhhh la salope !" rendu célèbre par un sketch de Guy Bedos dans les années 80 existe toujours. Et il a encore de sales jours devant lui. Et ce ne sont pas les propos de Luchini sur les soi-disant dommages collatéraux subis par les hommes charmants et polis depuis le mouvement #Metoo qui contribueront à sa disparition.

Erick Grisel

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