"Hate watching" : pourquoi vous persistez à regarder des séries que vous détestez "Hate watching" : pourquoi vous persistez à regarder des séries que vous détestez

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"Hate watching" : pourquoi vous persistez à regarder des séries que vous détestez par Tess Annest

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Publié le Dimanche 10 Novembre 2019

"Plan Cœur", "Riverdale", "Las Chicas del Cable"… Nombreuses sont les séries que l’on regarde jusqu’à la fin, sans pour autant les aimer. Une tendance qui porte un nom : le "hate watching". Explications.

Si vous avez regardé Plan Cœur et Riverdale de A à Z sans réellement aimer ses séries, voire en les détestant complètement, vous êtes certainement adepte de hate watching, une tendance directement importée des États-Unis. Née il y a sept ans outre-Atlantique, la pratique a été théorisée par une journaliste du New Yorker en 2012 pour qualifier l’envie incompréhensible de regarder la mauvaise série Smash, diffusée à l’époque sur NBC. À en croire cette experte, cette production était l’une de celles que les Américain.e.s préféraient hate watcher  "parce que c’était mauvais de manière spectaculaire".

Aujourd’hui, les fictions ont changé, mais la pratique non. Sur Twitter, nombreux.ses sont les internautes qui avouent avoir regardé Plan Cœur jusqu’à la fin, alors que la série était "gênante". "C’était nul mais j’ai débranché mon cerveau", "C’était nul mais j’ai quand même regardé jusqu’à la fin", "C’est nul mais c’est bien en même temps"… Il n’est pas rare de voir de tels commentaires sur les réseaux sociaux.

Interrogé par le HuffPost sur le sujet, le psychologue et psychothérapeute en addictologie Stephen Dehoul explique que "trouver une satisfaction à regarder un film ou une série qui ne provoque en vous que de la haine, du dégoût ou du mépris, c’est permettre à votre inconscient de libérer des pulsions agressives sans aucun danger". Et ce n’est pas tout. "C’est une sorte de dépendance anesthésique, dénuée de tout réflexe ou intuition, c’est une forme de jouissance", a indiqué le spécialiste à nos confrère.sœur.s. Ainsi, hate watcher pourrait tout simplement s’avérer libérateur. Et extrêmement satisfaisant. 

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