Etude : sur Twitter, les fake news se propagent 6 fois plus vite que les vraies Etude : sur Twitter, les fake news se propagent 6 fois plus vite que les vraies

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Etude : sur Twitter, les fake news se propagent 6 fois plus vite que les vraies par Géraldine Verheyen

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Selon une étude publiée par le magazine "Science", les fake news circuleraient six fois plus vite que les vraies sur Twitter. Flippant.

Il vous est déjà arrivé de relayer accidentellement une fake news sur Twitter ? Ceci devrait vous aider à comprendre pourquoi. D’après une étude menée par les chercheurs du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT), et révélée par Science le 8 mars 2018, les fake news seraient en moyenne diffusée bien plus rapidement et largement que les vraies. Pendant deux ans, les scientifiques ont étudié l'évolution de 126 000 news, vraies et fausses, diffusées entre 2006 et 2017 sur Twitter par trois millions de personnes plus de 4,5 millions de fois. Résultat ? Les nouvelles authentiques mettraient six fois plus de temps que les fausses pour atteindre 1 500 personnes. Pire, en fonction du sujet traité, l’écart serait encore plus important. Une fake news sur la politique arriverait ainsi à toucher environ 20 000 personnes en trois fois moins de temps qu’il n’en faut pour qu’une info différente en atteigne 10 000. On comprend mieux pourquoi Donald Trump a élaboré sa stratégie autour des fausses infos pour se faire élire président des Etats-Unis.

La raison d’un tel écart de propagation ? L’originalité des fake news, selon les chercheurs. "Nous avons constaté que les fausses nouvelles sont plus originales que les vraies infos, ce qui suggère que les gens sont plus enclins à les partager", a expliqué à CNN, Sinan Aral, l’un des auteurs de l’étude. Les fake news feraient ainsi appel aux émotions, comme "la peur, le dégoût et la surprise", soit le meilleur moyen de capter l’attention.

Les recherches mettent également en lumière les responsables de la diffusion des fausses informations. Car contrairement à ce que l’on pourrait croire, les bots - ces logiciels réalisant seuls des opérations sur internet - ne seraient pas plus fautifs que les humains. D’après les chercheurs, les robots relaieraient une vraie et une fausse info à la même vitesse. La rapidité de propagation des fake news est donc davantage due à une action humaine.

Alors, comment éviter de les relayer ? Pour Sinan Aral, il faut surtout catégoriser les sources d’information, de la même façon que les aliments sont accompagnés d’étiquettes signalant les valeurs nutritives au supermarché. Et malgré tout, même les meilleurs se laissent parfois duper. 

G.V.

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Mme M.

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