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Confinement : 300 documentaires décoiffants en accès libre

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Publié le Jeudi 16 Avril 2020

Le plus grand festival de films documentaires, l'International Documentary Film Festival Amsterdam (IFDA) a décidé d'offrir aux spectateurs du monde entier la possibilité de voir gratuitement en ligne quelque 300 films de son étonnant et foisonnant catalogue. Par Anne Pauly.

Le site de l'IFDA est une véritable malle aux trésors qui regorge de documentaires issus de tous les pays, aussi audacieux dans leur sujet que dans leur forme. Et certaines de ces merveilles sont ces jours-ci en accès libre. Nous n'avons, bien sûr, pas pu tous les regarder mais voici une petite sélection de quatre courts, moyens et longs métrages pour vous donner envie de fouiller dans cette incroyable filmothèque qui déconfinera à coup sûr votre regard sur le monde.

# "Ukrainian Sheriffs" (Roman Bondarchuk, Ukraine, 2015, 80 min)
Le quotidien tragi-comique de Viktor and Volodya, deux commissaires de police ukrainiens fraîchement nommés par le maire de leur petit village, situé au sud du pays. Le duo, qui patrouille à bord d'une Lada jaune affublée d'un petit drapeau, doit régler bien des problèmes : canards volés de nuit, ivresse sur la voie publique, disputes entre voisins, dépliage de poussette difficile et accidents de pare-chocs. Mais parfois, les choses se corsent, surtout lorsqu'il faut ramener Vova, le marginal, à la raison, enquêter après la découverte d'un cadavre ou persuader, en pleine crise ukrainienne, les hommes du village appelés sous les drapeaux de rejoindre l'armée. Un film tendre et vrai.
Ce film est visionnable ici.

# "Boy Cheerleaders" (James Newton, Angleterre, 2010, 60 min)
Le réalisateur James Newton a suivi les "DAZL Diamonds", première équipe anglaise masculine de cheerleading et leur coach Ian, pendant la préparation d'une compétition nationale. Pour les neufs jeunes garçons du sud de Leeds, cette aventure, entre motivation sincère et foirades navrantes, n'est pas de tout repos. Et quand ils ne s'entraînent pas, les enfants parlent d'eux, de sport, de leurs mamans et de leurs vies pas toujours roses. Pour eux comme pour leurs proches, cette compétition devient vite une occasion de rêver à des jours meilleurs. Fort et irrésistible.
Ce film est visionnable ici.

# Astronaut.io (Andrew Wong, James Thompson, USA, 2016, interactif) 
Toutes les vidéos postées sur YouTube ne deviennent pas virales. Certaines sont postées mais presque jamais vues. Qui, en effet, a envie de regarder le gros plan maladroit d'un poisson-rouge nageant dans son aquarium ou l'enregistrement amateur d'un karaoké entre ami.e.s ? Dans "Astronaut.io", vous êtes exposés au hasard et de façon très brève à toutes ces vidéos anonymes téléchargées sur YouTube récemment. Une série étonnante et interactive d'instantanés non légendés dont on devient le spectateur tantôt surpris, tantôt embarrassé, tantôt curieux. Au bout d'un moment, ces snapshots finissent par provoquer en nous tout un tas de question  : que s'apprêtait à dire cet homme quand la vidéo s'est interrompue ? Où mène la porte qu'a claqué cet enfant derrière lui ? À quoi joue donc cet ado boutonneux de dos ? Et puis bientôt, surgissent d'autres questionnements, plus existentiels  : pourquoi cherchons nous à tout enregistrer ? N'existons-nous donc qu'en ligne ? Qui sommes-nous si personne ne nous voit ? Une expérience belle et bizarre.
Ce film est visionnable ici.

# Askoo (Mohammad Ali Hashemzehi, Iran, 2011, 25 min)
Kannar est berger de dromadaires au Balouchistan (eh oui, ça arrive), une province pakistanaise qui court jusqu'à la frontière iranienne. Sur fond de désert brûlant et poussiéreux, alors qu'il mène son troupeau d'est en ouest, Kannar - dont le prénom signifie "fort et intelligent" -  raconte sa relation truculente avec Askoo ("gazelle"), une femelle dromadaire que son père lui a offert quand il était un jeune garçon. Depuis leur enfance, ces deux-là sont inséparables et Askoo a sauvé la mise à son propriétaire à de nombreuse reprises, et notamment à chaque fois qu'il s'est retrouvé perdu en plein désert. C'est aussi à elle que Kannar s'adresse quand il se retrouve seul sous sa tente, la nuit, au milieu de rien.  Pourtant, de cette amie fidèle et imperturbable, Kannar dit parfois pis que pendre alors que l'animal est plus malin qu'il n'y paraît. Une virée drolatique et dépaysante.
Ce film est visionnable ici

Anne Pauly

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