"Champs d’amour" : l’expo qui rend hommage à un siècle de cinéma LGBTQI+ "Champs d’amour" : l’expo qui rend hommage à un siècle de cinéma LGBTQI+

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"Champs d’amour" : l’expo qui rend hommage à un siècle de cinéma LGBTQI+

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Publié le Vendredi 28 Juin 2019

L’Hôtel de Ville de Paris ouvre ses portes à "Champs d’amour : 100 ans de cinéma arc-en-ciel". Une exposition brillante (et gratuite !) qui raconte en images l’évolution du cinéma LGBTQI+ depuis cent ans. A ne pas manquer.

En cette chaleur caniculaire, l’Hôtel de Ville de Paris nous offre une grosse bulle d’air frais (et climatisée) avec son exposition "Champs d’amour : 100 ans de cinéma arc-en-ciel", organisée en collaboration avec la Cinémathèque de Paris. Dès l’entrée, c’est Divine, l’héroïne déjantée des films de John Water qui nous accueille, bouche ouverte, cheveux en pétard : il va s’en passer des choses ici ! A l’étage, l’exposition s’organise de façon chronologique :  le premier film homosexuel allemand, Autre que les autres de Richard Oswald et Magnus Hirschfeld datant de 1919, nous rappelle d’emblée que le cinéma LGBTQI+ était synonyme de lutte à une époque où l’homosexualité était condamnée.

Ensuite nous voilà face à Stonewall. A partir de ces émeutes survenues en 1969 s’est amorcée une véritable mue du cinéma LGBTQI+. Il faut cependant nuancer : aujourd’hui encore, dans de nombreux pays, les films à thématique LGBTQI+ sont censurés. Dernière étape : la consécration de films grand public, et primés dans les festivals, comme La Vie d’Adèle, 120 battements par minutes et Moonlight. Mais avant d’en arriver là, des dates clés rappellent que le combat n’est pas terminé.

L’exposition est certes colorée, mais au rez-de-chaussée, c’est au sein d’un gros bloc noir qui surplombe la salle qu'elle continue. Tout en évoquant l’émancipation des personnes LGBTQI+ dans le septième art, elle met aussi le public face à la réalité des faits. Condamnation, censure, scènes coupées… cette célébration passe aussi par la conscientisation des esprits.

En bas les archives se succèdent, démontrant la richesse du cinéma LGBTQI+, présent sur tous les fronts : des classiques audacieux aux box-offices à succès, en passant par des films d’auteurs, plus troublants, comme L'inconnu du lac d’Alain Guiraudie. Affiches, photographies, costumes, livres et scénarios. Dans de petites salles sont aussi projetées des extraits de courts et longs métrages. Enfin il y a "Le petit coin", interdit aux moins de 16 ans, qui raconte un cinéma en marge, (homo)sexuel, dans une atmosphère de sex-club, sur fonds de gémissements.

"Champs d’amour : 100 ans de cinéma arc-en-ciel" rend hommage au cinéma LGBTQI+, à ses acteur.rice.s, à leur avant-gardisme. Tout en rappelant la noirceur du passé, elle signale aussi que l’ostracisme existe aussi au sein d’une même communauté : lesbiennes, trans et personnes LGBTQI+ racisées sont encore mis de côté.

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