César 2019: nos pronostics (plus ou moins sarcastiques) César 2019: nos pronostics (plus ou moins sarcastiques)

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César 2019: nos pronostics (plus ou moins sarcastiques) par Erick Grisel

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Publié le Vendredi 22 Février 2019

Chaque année, on se dit qu’on ne regardera plus les César, et chaque année on replonge, histoire de verser une petite larme, de "bitcher" ou de ronchonner entre deux discours de remerciement. Et puis si ça se trouve, cette année, Kad Merad, le présentateur de la cérémonie, va nous faire rire…

Notre film français favori : "Jusqu’à la garde"
Cette histoire de divorce virant au thriller a été la grande surprise de 2018. On s’en souvient : en sortant de la projo, on avait les jambes qui flageolent. Pour un premier film, il est très maîtrisé. Mais les membres de l’académie lui préféreront sans doute une comédie qui a rallié le public et les critiques : Le Grand Bain, de Gilles Lellouche. Sympathique et réussi (si on enlève le prologue et l’épilogue qui ne servent à rien)

Notre actrice favorite : Mélanie Thierry
Jusqu’à présent, elle a décroché deux nominations dans la catégorie second rôle féminin, sans jamais gagner au final. Avec ce premier rôle dans La Douleur d’Emmanuel Finkiel, il est temps que ça change ! Car Mélanie n’est peut-être pas une fille qui inspire la sympathie, elle est une actrice hors-pair. D’un autre côté, si Léa Drucker chopait le césar, on serait aussi ravi pour elle. Avec Jusqu’à la garde, elle entre dans la cour des grands. Quant à Adèle Haenel et Sandrine Kiberlain, elles ont été suffisamment gâtées jusqu’à présent. Qu’elles en laissent un peu aux autres !

Notre acteur favori : Alex Lutz
En vieux chanteur sur le retour, Alex est génial dans Guy, un film singulier et plein de charme sur la filiation et le temps qui passe. Mais il est probable que Romain Duris, acteur populaire six fois nominés mais jamais récompensé ramasse le gros lot grâce à sa prestation de papa solo travaillant à l’usine dans Nos Batailles.

Notre second rôle féminin favori : Virginie Efira
Oh non, pas encore Karin Viard ! (pourtant très bien dans Les Chatouilles). Leila Bekhti est un peu trop dans le registre braillard dans Le Grand Bain.  Et Isabelle n’est plus à un césar près. Alors notre cœur penche pour Virginie Efira, parfaite en coach névrosée dans Le Grand Bain.

Notre second rôle masculin favori :  Clovis Cornillac
Clovis dégage quelque chose de tellement profond et bienveillant dans le rôle d’un père qui découvre avec stupeur que sa fille a été abusée par son meilleur ami dans Les Chatouilles ! Tombé un peu en disgrâce, après une omniprésence à l’écran il y a cinq ans, il revient discrètement et finement. Ce ne serait que justice de le récompenser. Mais si les remises de prix étaient justes, ça se saurait. Et il est fort probable que ce soit Philippe Katerine, lunaire et sympathique à souhait, qui décroche ce césar pour Le Grand Bain. Et devienne ainsi le digne successeur de Jacques Villeret au panthéon du cinéma français.

Notre espoir féminin favori : Ophélie Bau
Au cours de cette cérémonie, elle sera la seule représentante de Mektoub my Love : Canto Uno, l’un des meilleurs films de l’année 2018 qui a sans doute pâti de la mauvaise réputation de son réalisateur Abdellatif Kechiche. On aimerait que ce soit-elle, radieuse et sexy, avec cette petite fêlure dans le regard, qui ait le césar. Mais c’est sans doute Lily-Rose Depp qui décrochera le César pour L’homme fidèle.

Notre espoir masculin favori : Dylan Robert
Aïe, le choix est rude ! Thomas Gloria, Karim Leklou, William Lebghil… Ils sont tous formidables (Désolé pour Anthony Bajon, on n‘a pas vu La Prière) Allez, on se lance : Dylan Robert est époustouflant de fougue et de naturel dans Shéhérazade.

Notre film étranger favori : Capharnaüm
L’histoire de ce petit garçon, au Liban, qui fait un procès à ses parents pour l’avoir mis au monde nous a fendu le cœur (on ne s’en est toujours pas remis). SVP, rien pour 3 Billboards, les panneaux de la vengeance, film largement surestimé!

Meilleur premier film favori : Shéhérazade
Que du beau et du bon dans cette catégorie. Si Jusqu’à la Garde décroche le césar du meilleur film, pourquoi ne pas attribuer ce César à Shéhérazade, ou aux Chatouilles, deux films très aboutis ? L’amour flou et Sauvage sont très bien aussi, mais leur succès fut plus confidentiel…

Erick Grisel

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