3 raisons pour lesquelles le serial killer Ted Bundy fascine Hollywood 3 raisons pour lesquelles le serial killer Ted Bundy fascine Hollywood

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3 raisons pour lesquelles le serial killer Ted Bundy fascine Hollywood par Zoé Puyremond

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Publié le Mardi 29 Janvier 2019

Trente ans après ses meurtres, Ted Bundy a droit à une série documentaire, actuellement visible sur Netflix, et un biopic avec Zac Efron. Mais pourquoi ce sociopathe et infâme assassin de jeunes filles inspire-t-il tant Hollywood ?

Vendredi 25 janvier 2019 était dévoilée la bande annonce du film Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, biopic sur le serial killer Ted Bundy, réalisé par Joe Berlinger. Le 24 janvier, c’est Netflix qui mettait en ligne la série documentaire Conversation With a Killer: The Ted Bundy Tapes, du même réal'. Trente ans tout juste après son exécution sur la chaise électrique en 1989, le serial killer qui a fait trembler les Etats-Unis dans les années 70’s fascine donc toujours autant. Il faut dire que sa vie est un scénario idéal pour Hollywood

#1 L’un des pires tueurs du 20ème siècle

Entre 1974 et 1978, Ted Bundy a enlevé, mutilé, violé et tué un nombre vertigineux de jeunes femmes. 30 dont il a avoué le meurtre, mais 6 autres crimes lui sont imputés, et les autorités soupçonnent que sa liste morbide est encore plus longue. Son mode opératoire : l’homme, qui avait entre 28 et 32 ans au moment des faits, approchait des adolescentes ou de très jeunes femmes avec un bras qu'il prétendait cassé, et leur demandait de l’aider à décharger des livres de sa voiture, ou tout autre prétexte pour les mettre en confiance. Il enlevait ensuite ses victimes, puis les violaient avant ou après les avoir tuées avec une grande brutalité.

Et si la liste de ses crimes est si longue, c’est qu’il a fallu des années avant que des preuves ne soient trouvées pour faire un lien entre eux et son auteur. Son territoire de "chasse" s’étendait en plus sur six Etats des Etats-Unis, à une époque où les sciences médico-légales étaient bien moins avancées et les fichiers de la police n’étaient pas partagés. En 1977, Ted Bundy finit quand même par être arrêté grâce au témoignage de Carol DaRonch, la seule victime qui a pu lui échapper. Deux ans plus tard, il est condamné à la peine de mort pour les homicides de deux étudiantes nommées Lisa Levy et Margaret Bowman. Puis, en 1980, pour celui de sa dernière victime, Kimberly Leach, une adolescente de 12 ans. C’est dans le couloir de la mort qu’il avouera finalement 27 autres crimes.



#2 : Un homme en apparence ordinaire

Si, mineur, Ted Bundy avait eu des démêlés avec la justice, à 18 ans, son casier judiciaire a été remis à zéro. Le jeune homme entreprend ensuite des études de droits. Élégant, poli et plutôt bien de sa personne, Ted Bundy connaît un certain succès avec les femmes, et profite de ses talents d’orateur pour se lancer en politique aux côtés du Parti républicain. Autant d’atouts qui lui permettent de passer pour le gendre idéal, et non pour le suspect d’odieux féminicides. Et même quand tout finira par l’accuser, de nombreuses jeunes femmes crieront son innocence devant le tribunal en 1979. Il se mariera même en prison. Une ambivalence exploitable par Hollywood : dans la bande annonce d’Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, on voit un Ted Bundy séduisant, collant à l’image que le vrai Bundy souhaitait à tout prix renvoyer. Résultat : la colère de nombreuses internautes, qui ont estimé sur les réseaux sociaux que le réalisateur Joe Berlinger cherchait à glamouriser un tueur de femmes, plutôt qu'à raconter sa véritable histoire.
 


#3 Des rebondissements dignes d’un polar

Si Ted Bundy a réussi à échapper à la justice durant de longues années, sa course morbide a été émaillée de nombreux rebondissements. Comme en 1974, lorsque des témoins livrent un portrait-robot d’un suspect qui lui ressemble. Sa compagne d’alors, Elizabeth Kloepfer, le reconnait et avertit la police. Qui ne pourra pas l’arrêter car les témoins ne font pas le lien entre l’homme qu’ils ont aperçu et les photos qu’on leur présente de Bundy. Autre fait marquant : en 1976, pendant son procès contre Carol DaRonch (la jeune femme qui a pu lui échapper), Ted Bundy parvient à s’enfuir de la bibliothèque où il prépare seul sa défense. Sa cavale durera 6 jours. Incarcéré en octobre 1976, il s’échappera à nouveau, et de façon spectaculaire : il découpe le plafond de sa cellule, rejoint la chambre d’un gardien, puis s’enfuit pour la Floride. Voilà qui explique une fascination de trente ans, et sa place étrange dans la pop culture étatsunienne. 
 

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