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Trois grands romans, populaires et passionnants par Sophie Rosemont

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Publié le Jeudi 23 Mai 2019

Premier roman ou retour de flamme, ces trois grands récits mêlent amour, haine et suspense. Ce sont les pages-turners du printemps !

 

Confessions vénéneuses d’un autre siècle
"Cette histoire est l’histoire d’un amour, pas seulement celle d’un meurtre, même si je sais que ce n’est pas ce que vous attendez…" Frannie Langton le fait : par sa couleur de peau, noire, et son statut, servante, elle n’a aucune chance d’échapper à une implacable (et parfois aveugle) justice anglaise. Tout a commencé au XIXe siècle, dans une plantation de canne à sucre jamaïcaine, où la jeune Frannie est très tôt confrontée à la méchanceté de sa maîtresse et la perversité de son maître, sous couvert de recherches scientifiques. Lorsqu’il l’emmène à Londres où il la donne "en cadeau" au couple idéal formé par George et Marguerite Benham, la vie de Frannie bascule entre désir et désespoir. Entre réflexion historique sur le racisme, critique sociale et récit d’une passion interdite, un premier roman captivant signé par une ancienne avocate. On vous l’annonce, Sara Collins est à suivre de près !
Sara Collins, Les Confessions de Frannie Langton, traduit par Charles Recoursé, Belfond.

La vengeance est un plat qui se mange froid
Décidément, Margaret Atwood est une grande dame de la littérature, qui n’aime rien tant que de jouer des tours à ses lecteurs. Nouvelle preuve est donnée avec ce Graine de Sorcière, qui revisite la pièce La tempête de Shakespeare, à notre époque. C’est avant tout l’histoire de Felix, jadis heureux, talentueux et enthousiaste, qui a perdu son épouse puis sa petite fille bien aimée, Miranda. Ensuite, il a été trahi… A quoi peut-il se raccrocher pour ne pas sombrer ? La vengeance, thème parfaitement shakespearien, et à laquelle il va accéder en répondant à une offre d’emploi dans une prison. Si ce long roman à tiroirs nous accroche moins que ses récents C’est le cœur qui lâche en premier ou Neuf Contes, il confirme que lady Atwood est en grande forme. Ca tombe bien, la suite de La Servante écarlate devrait arriver d’ici la fin de l’année. On a hâte.
Margaret Atwood, Graine de sorcière, traduit par Michèle Albaret-Maatsch Robert Laffont

Quête d’identité sur les bordes de la Tamise
Devenue mondialement célèbre grâce au Treizième Conte paru en 2006, l’écrivaine britannique Diane Setterfield revient avec un autre pavé qui nous plonge dans l’Angleterre du XIXe siècle, pauvre, mal éclairée et inquiétante. Tout commence durant un solstice d’hiver. Une sympathique auberge de la Tamise voit tout d’un coup surgir un homme, Henry, à la stature imposante mais grièvement blessé, portant dans ses bras une petite fille morte noyée… qui revient à la vie quelques heures plus tard. Mais qui est-elle ? A travers une galerie de personnages cherchant tous leur propre disparue, et des lieux qui peinent à révéler leurs secrets, Il était un fleuve retrace le passé et les racines potentielles de cette enfant dont on ne comprend, finalement, pas grand-chose… Destiné au grand public sans oublier d’être dense (parfois un peu trop) du point de vue narratif, ce roman s’avère suffisamment visuel pour servir de point de départ à une série. On vous aura prévenu.e.s !
Diane Setterfield, Il était un fleuve, traduit par Carine Chichereau, Plon.

Sophie Rosemont

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