Rentrée littéraire 2018 : 8 livres qui vont vous happer comme une série Rentrée littéraire 2018 : 8 livres qui vont vous happer comme une série

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Rentrée littéraire 2018 : 8 livres qui vont vous happer comme une série par Sophie Rosemont

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Publié le Jeudi 9 Août 2018

Thriller psychologique, chronique intimiste, histoire fantastique ou récit d’apprentissage… Les page-turners de la rentrée littéraire de septembre s’essayent à tous les genres et ça leur va bien !

1) Swing Time de Zadie Smith (Gallimard)
Londres, début des années 90. Fille d’une mère d’origine jamaïcaine politisée et d’un père blanc, la narratrice noue une amitié exclusive et toxique avec sa voisine Tracey, fille d’une mère blanche et d’un père noir très absent. Une bonne décennie plus tard, l’une est devenue danseuse, l’autre assistante personnelle d’une pop star narcissique, Aimee, et leurs chemins vont se recroiser… C’est un grand roman d’apprentissage que signe ici Zadie Smith, qui ne ménage pas non plus le suspens de son intrigue.

2) Khalil de Yasmina Khadra (Julliard) 
Avec Khalil, nommé du nom de son (anti) héros, Yasmina Khadra nous plonge dans la psyché d’un jeune terroriste belge commandité pour les attentats du 13 novembre 2015. Alors qu’il doit jouer les martyres, un défaut de fonctionnement remet en cause le bon déroulement des événements… mais pas ses convictions. A lui de repartir dans ce qu’il juge être le droit chemin. Ou pas ? Aussi palpitant que glaçant, un récit d’une grande intelligence.

3) Une douce lueur de malveillance de Dan Chaon (Albin Michel)
C’est l’un des romans les plus prenants de la rentrée. Il débute lorsque Dustin Tillman, un respectable père de famille psychologue, est confronté au retour de celui qu’il a jadis accusé de meurtre – celui de ses parents : son frère adoptif. De quoi remonter aux sources d’un crime opaque et inquiétant… Les intrigues se croisent et ne se ressemblent pas (ou presque), les personnages sont parfaitement brossés, et la tension joue avec nos nerfs. Brillant.

4) La vérité sort de la bouche du cheval Meryem Alaoui  (Gallimard)
C’est le premier roman de Meryem Alaoui, et quelle verve ! On se retrouve dans la peau de Jmiaa, prostituée de Casablanca à la personnalité pour le moins affirmée. Tout au long du livre, elle nous raconte, avec un humour décapant et zéro pathos, les déboires qui l’ont conduite jusqu’à cette chambre minuscule qu’elle partage avec sa fille et ses clients. Jusqu’à ce qu’une réalisatrice vienne chambouler son existence. En lisant ces folles aventures, on rit, et on pleure.

5) Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui (J.C. Lattes)
Se souvenir, devenir, savoir… Autour de ces mots-clés, Nina Bouraoui raconte son enfance, entre la France de sa mère et l’Algérie de son père, l’amour familial et violence environnante. Elle revient surtout sur les prémices de son homosexualité, qu’elle tenta d’aller dompter dans un club lesbien parisien, à peine majeure. Un récit intime et pudique où l’on suit les états d’âme et déambulations de cette ado d’une autre époque pas si lointaine.

6) Elsa mon amour de Simonetta Greggio (Flammarion)
Grande histoire passionnante que la vie d’Elsa Morante (1912-1985), l’une des premières écrivaines italiennes reconnues en son temps, proche de Pasolini le scandaleux, folle d’amour pour son époux, Alberto Moravia (le célèbre auteur du Mépris, entre autres). Et pour son art, qui primait sur tout : romans, nouvelles, poésie, théâtre, rien ne lui échappa. Sous forme de roman biographique, risqué, mais plutôt réussi, Simonetta Greggio raconte le parcours de cette femme surdouée.

7) Moonglow de Michael Chabon (Robert Laffont)
On tient là une saga familiale de sept saisons minimum !  Tout part de la rencontre entre les grands-parents du narrateur, Michael, qui est aussi l’auteur. C’est en 1947, nous sommes à Baltimore. Il est américain et a servi comme soldat dans la Seconde Guerre mondiale. Elle est réfugiée française, et porte un tatouage de chiffre sur l’avant-bras. Plus de 500 pages plus tard, un milliard de choses se sont passées. Dans ce roman hybride qui part dans tous les sens, on ne sait plus très bien ce qu’est la vérité, le fantasme ou la folie mais on aime autant s’y perdre que de s’y retrouver.

8) Deux mètres dix de Jean Hatzfeld (Gallimard)
Via le parcours de quatre sportifs et le destin en doublon de celles qui furent jadis des sauteuses en hauteur de haut niveau, Jean Hatzfeld raconte ce qu’est l’ambition, la solitude et la concurrence. Sue est Américaine, Tatyana est Kirghize, et lorsqu’elles se retrouvent, quelques années plus tard, l’heure des souvenirs a sonné… Grâce à l’écriture limpide d’Hatzfeld, ses faits précis et cette possibilité émotionnelle qui transpire de chaque ligne, on ne voit pas les pages se tourner.

Sophie Rosemont

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