LIRE 200 LIVRES PAR AN : C'EST POSSIBLE SI ON ARRÊTE LES RÉSEAUX SOCIAUX LIRE 200 LIVRES PAR AN : C'EST POSSIBLE SI ON ARRÊTE LES RÉSEAUX SOCIAUX

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Lire 200 livres par an : c'est possible si on arrête les réseaux sociaux par Sarah Ben Ali

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Publié le Mercredi 9 Janvier 2019

Déserter les réseaux sociaux pour lire 200 livres par an, c’est l’idée défendue par l’américain Charles Chu et qui a fait son chemin sur la Toile en donnant naissance au "100 books challenge". Explications…

C’est l’expérience menée l’Américain Charles Chu, pendant deux ans. En suivant le conseil de l’homme d’affaire américain Warren Buffet, il a tenté de lire 500 pages par jour et réussi à lire 400 livres en deux ans. Comment il a fait ? Il a rompu avec les réseaux sociaux et a consacré son temps libre à la lecture, en usant de tous les supports possibles (papier, numérique et audiobook). Selon Charles Chu, un américain lit, en moyenne, environ 400 mots par minute. En lisant un livre de 50 000 mots, soit 200 pages, il s’est dévoué à cette tâche durant 417 heures par an. Impressionnant ? Pas tant que ça !

En moyenne, un américain moyen passe plus de 700 heures sur les réseaux sociaux et 2 737 heures à regarder la télévision. Il a suffi à Charles Chu, de restreindre, voire même de cesser l’usage des réseaux sociaux.

A la rédac, on a voulu expérimenter sa théorie et notre candidate redoutable a réussi à lire les 400 mots en 50 secondes. Ce n’est pas pour autant qu’on affirmera que sa théorie se vérifie. En effet, on ne lit pas Charles Peguy ou Marcel Proust aussi rapidement qu’un Fifty shades of Grey. De plus, la solennité de l’activité ne convient pas à tout le monde et à tout moment. Si on arrive toujours à lire dans le métro et sur les terrasses de café, il suffit d’un rien pour décrocher l’attention du lecteur. Alors que pour scroller nos écrans, on n’a pas réellement besoin de concentration. Les deux activités ne se valent pas.

Une enquête, datant de 2017 et menée par Ipsos pour le Centre national du livre, dévoile que les Français lisent de plus en plus de livres (20 par an en moyenne contre 16 en 2015). Ils lisent d’abord pour s’informer, puis pour se divertir et se détendre. Or, si la lecture devient un challenge pour lire un maximum d’ouvrages, elle risque de devenir une corvée et non un divertissement. Des paris ont été lancés sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, avec le challenge de lire 100 livres en 2019. Or le risque de cet engouement consumériste est de mesurer tout en termes de quantité et de ne pas prendre plaisir à cette activité.

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