"The Uncensored Playlist" : quand l’actu censurée devient musique "The Uncensored Playlist" : quand l’actu censurée devient musique

Musique 

"The Uncensored Playlist" : quand l’actu censurée devient musique par Laura Carreno-Müller

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Publié le Mardi 20 Mars 2018

Pour la "Uncensored Playlist", journalistes et musiciens ont décidé de s'allier pour contrer la censure journalistique, toujours pratiquée dans plusieurs pays, même en 2018. Un projet subtilement contestataire à retrouver sur Spotify, Deezer et Apple Music.

L’organisation des Reporters Sans Frontières en Allemagne a décidé de se mobiliser contre la censure en musique. Pour sa "Uncensored Playlist" ("La Playlist Non-Censurée", ndlr), lancée le 12 mars 2018 à l’occasion de la Journée mondiale contre la censure sur le Web, l’association a fait appel à des musiciens provenant de plusieurs pays, de la Chine à l’Egypte en passant par la Thaïlande. A leur côté, des journalistes censurés dans leurs pays d’origine après la publication de textes jugés polémiques.

Le principe de ce projet est simple : donner la parole à ces auteurs, exilés pour la plupart, en diffusant des infos interdites à travers le monde par le biais de la musique, rendue disponible sur des plateformes d’écoute comme Spotify, Apple Music et Deezer. La playlist comporte une dizaine de morceaux pop principalement enregistrés en anglais, mais aussi dans les langues maternelles des journalistes, dont l’identité est protégée par des alias pour la sortie des morceaux dans leurs propres pays, selon Pitchfork. Parmi eux, on retrouve notamment le journaliste Chinois Chang Ping, renvoyé de plusieurs postes après avoir questionné la politique chinoise, plus particulièrement au Tibet, mais aussi Basma Abdel Aziz, qui a critiqué l’oppression exercée par le gouvernement en Egypte, ou encore Galima Bukharbaeva, contrainte de fuir l’Ouzbékistan après son témoignage sur le massacre d’Andijan, en 2005.

D’après le Comité de Protection des Journalistes, la censure journalistique est toujours maintenue dans un bon nombre de pays, l’Erythrée étant la première adepte de cette pratique, suivie par la Corée du Nord et la Syrie. Heureusement, la musique ne sert pas qu’à adoucir les mœurs.


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