Gringe : l'interview insomniaque du rappeur parisien Gringe : l'interview insomniaque du rappeur parisien

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L'interview insomniaque de Gringe par Céline Puertas

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Publié le Samedi 9 Mars 2019

Longtemps associé à son pote Orelsan, le rappeur/acteur Gringe s'est lancé avec un premier album solo, "Enfant Lune". Entre tournées et tournages (il est à l’affiche de "L’heure de la sortie", et "Damien veut changer le monde"), ce grand brun aux yeux cernés nous raconte comment il occupe ses nuits.

Le rappeur Gringe est un grand insomniaque. Il était donc le client idéal pour répondre à notre interview dédiée aux nuits courtes et agitées.

Est-ce que la sortie de votre album, "Enfant Lune", vous a empêché de dormir ?

Pas qu’un peu ! Mais j’étais déjà insomniaque à la base. J’ai énormément de mal à trouver le sommeil depuis que je suis petit. Cet album m’a obsédé pendant deux ans, me grignotant la tête du matin au soir. Il m’arrivait souvent de me lever en pleine nuit pour noter une rime, ou réfléchir à une mélodie. Depuis qu’il est sorti, je ne fais pas vraiment de nuits complètes, parce que ça m’arrive rarement, mais j’ai tout de même retrouvé un peu de calme et de tranquillité.

Votre dernière nuit blanche ?

Avant-hier, parce que j’étais stressé. Un de mes morceaux, "Scanner", passe sur Skyrock, et j’étais invité à une matinale sur cette radio. À deux heures du mat’, je me suis réveillé d’un coup, et à part quelques micro-siestes, impossible de me rendormir. Je suis arrivé à l’interview dégommé… Heureusement, je compense mes nuits agitées en dormant le jour.


Une astuce pour vous lever tôt ?

Quand c’est prévu à l’avance, comme un tournage, avec des journées qui démarrent à 6 h ou 7 h, j’essaie de
me caler un mois avant. Mais ça n’est jamais facile. Je n’ai pas encore testé les somnifères. Par contre, j’ai essayé toutes sortes de plantes et même les anxiolytiques : rien ne marche. Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été.

Tourner la nuit n’est donc pas un problème…

C’est sûr que, contrairement à d’autres, je n’ai pas besoin d’aller squatter la régie pour enchaîner les cafés !
Sur le tournage de Carbone, d’Olivier Marchal, la moitié des scènes étaient jouées très tard, j’ai adoré.

Quelle est la meilleure façon de vous réveiller ?

Le matin, il ne faut pas trop me parler, ni me toucher. Pour m’aider à émerger, il faut juste me faire un café, allongé, surtout.

Un film culte devant lequel vous vous êtes endormi ?

V comme Vendetta. Je décroche systématiquement dès le début. J’ai essayé une bonne dizaine de fois déjà. Du coup, je n’ai toujours pas compris de quoi ça parlait.


La dernière personne que vous avez regardé dormir ?

Mon frère, qui est venu vivre chez moi récemment. Lui, son problème, c’est plutôt qu’il dort trop, à cause de sa maladie (il souffre de schizophrénie, ndlr) et de ses traitements.

Un morceau qui vous aide à émerger le matin ?

N’importe quel extrait de l’album Channel Orange, de Frank Ocean. Et pour trouver le sommeil, j’écoute "Una Palabra", une chanson magnifique de Carlos Valera que j’ai entendue dans le film Man on Fire.

Vous est-il déjà arrivé de piquer un somme dans un lieu incongru ?

Très souvent ! Mes potes sont toujours surpris de me voir m’endormir à même le sol. En studio avec Orelsan, par exemple, je m’effondrais sur la moquette, en position fœtale, et je dormais parfois deux ou trois heures.
Après, j’entretiens aussi cet état de fatigue : être un peu comateux m’évite de trop cogiter.

Gringe, Enfant Lune (Cinq7). En concert le 16 mars à Marseille, le 18 mars à La Cigale, à Paris, le 21 mars à Agen, le 22 mars à Cenon...

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