Les 4 albums de gospel qui tuent Les 4 albums de gospel qui tuent

Musique 

Les 4 albums de gospel qui tuent par Sophie Rosemont

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Publié le Mardi 10 Décembre 2019

En cette période de Noël, petit tour de piste des démonstrations gospel devenues incontournables dès leur sortie, des années 50 à aujourd’hui. Hallelujah !

Jesus is King de Kanye West, le petit dernier
On le savait parti dans le droit chemin (leçons de morale, prêche avec VIP aux quatre coins de l’Amérique, reniement d’un rap "diabolique" etc.) mais personne ne s’attendait à Jesus is King, où Kanye West réussit à conjuguer gospel et hip hop. En témoignent les formidables "Selah" ou "Closed on Sunday", aussi fervents que groovy… "Pray and be patient", a conseillé le rappeur à ses fidèles. Il ne se l’est pas forcément appliqué à lui-même au vu de sa carrière fulgurante, mais nul doute que ses nouvelles chansons peuvent nous plonger dans une transe spirituelle.

 

Amazing Grace d’Aretha Franklin, l’incontournable
Il y a quelques mois, sortait un documentaire dévoilant la force des prestations de la grande Aretha ces deux soirs de janvier 1972 où, dans une petite église d’un quartier afro-américain de Los Angeles, elle transcendait l’assistance, des hipsters aux pasteurs en passant par les Rolling Stones. Le double album qui en a résulté, Amazing Grace, est le disque de gospel le plus vendu de l’histoire, l’un des best-sellers d’Aretha, alors au top des classements pour ses tubes dits profanes, mais qui a fait du sacré une expérience mystique. Culte !

 

The Lord Will Make a Way de Al Green, l’illumination
1980. Al Green est déjà une star de la soul, rendu célèbre grâce à son tube « Let’s Stay Together ». Suite à une chute de scène lors d’un concert, il décide de se revenir au gospel, la musique qui l’a bercé depuis son enfance. Avec son instrumentation entre R’n’B et disco, cordes et basse groovy, The Lord Will Make a Way n’est pas un disque classique du genre mais la ferveur religieuse y est palpable... D’ailleurs, Al Green est devenu pasteur et aux dernières nouvelles, il prêche toujours dans son église de Memphis. Amen !

 

Move on Up A Little Higher de Mahalia Jackson, la pionnière
Née en 1911 à la Nouvelle-Orléans, Mahalia Jackson est LA chanteuse ultime pour tout amateur de gospel qui se respecte. Ayant fait ses armes à la chorale de l’église, influencée par le blues, elle se fait connaître à la fin des années 50 grâce à ses interprétations surnaturelles des grands standards religieux. John. F. Kennedy lui demande de chanter lors de son intronisation, elle accompagne aussi souvent Martin Luther King. En 1972, ne s’étant jamais économisée sur scène, elle décède à 60 ans, mais des disques tels Move on Up A Little Higher témoigne toujours de son influence majeure sur la musique afro-américaine contemporaine – Beyoncé la cite et a repris, lors d’une cérémonie des Grammies, son "Precious Lord, Take My Hand" – déjà merveilleusement incarné par Aretha Franklin dans Amazing Grace. Car le gospel, c’est aussi une affaire de transmission.

 

Sophie Rosemont

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