Virginie Efira : c’est notre Charlize Theron à nous ! Virginie Efira : c’est notre Charlize Theron à nous !

Cinéma

Virginie Efira : c’est notre Charlize Theron à nous ! par Erick Grisel

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Publié le Mardi 13 Novembre 2018

Après un démarrage en douceur dans des comédies, elle s‘attaque à des rôles plus dramatiques (dans "Un amour impossible" et "Continuer"). Et elle y excelle. Comme la blonde Charlize Theron, elle peut être sophistiquée ou très "girl next door". Mais pourvu qu’elle ne devienne pas l’égérie d’une grande marque de parfum !

Imaginez Thierry Ardisson, Cyril Hanouna ou Anne-Sophie Lapix en tête d’affiche d’un film français… ça donne moyen envie, hein ? En septembre dernier, l’animateur Stéphane Plaza lui-même a été l’acteur principal d’une comédie intitulée J’ai perdu Albert. Peut-être aurait-il dû s’abstenir… car ce film a été un cuisant échec public et critique. On n’a pas envie de se déplacer dans une salle obscure pour contempler ceux que l’on voit chaque semaine à la télé dans son salon. Pourquoi est-ce que cela a fonctionné, alors, pour Virginie Efira ? Pourquoi a-t-elle pu passer du petit au grand écran sans encombre ? Parce qu’elle est arrivée dans le paysage cinématographique à petits pas comptés (Mon Pire Cauchemar, Le Siffleur…), adoubée par les critiques et le public pour des rôles secondaires avant d’occuper le haut de l’affiche. Parce que Virginie Efira a été une animatrice empathique. Dans La Nouvelle Star, la star ce n’était pas elle, c’était les jeunes participants de l’émission (Julien Doré et compagnie) et les membres du jury (Marianne James, etc.). Virginie Efira passait les plats de façon sympathique, avec l’air de se faire sincèrement du souci pour les apprentis-chanteurs. Animatrice sensible, mais jamais flagorneuse façon Nikos Aliagas. Elle a été la seule sur ce créneau.

Et puis Virginie Efira a eu de la chance. Elle a gagné ses galons d’actrice à la fois pointue et popu la même année (2016) grâce à deux films formidables : Elle de Paul Verhoeven et surtout Victoria, de Justine Triet, où elle fait preuve d’un sacré abattage, tour à tour pimpante et loseuse à mort.

Depuis, Virginie Efira est devenue une actrice de premier plan. Elle a 41 ans. Elle est crédible en amoureuse éconduite ou aimée en retour, en fille, en mère, en sœur, en pauvresse comme en bombasse.… Dans Un Amour impossible de Catherine Corsini, tirée du livre éponyme de Christine Angot, elle est une employée de bureau amoureuse d’un beau manipulateur (Niels Schneider) dont il lui faudra des années à se défaire. Le début du film est bizarre. Il faut bien une heure pour que cela décolle, pour que le charme opère, et que la rugosité du roman d’Angot imprègne la pellicule. Virginie Efira, elle, est impeccable dans toutes les scènes, sauf peut-être en vieille dame à la fin. Mais aucun acteur, sauf Alex Lutz dans Guy, peut se sortir indemne d’une corvée pareille (4 heures de make-up pour avoir l’air vieux). Il faut la voir, Virginie Efira, à bout de forces et d’humiliations, piquer une crise contre le beau pervers et le jeter hors de chez elle !

Dans Continuer de Joachim Lafosse, elle pique aussi une belle crise, contre son fils (incroyable Kacey Mottet Klein) cette fois-ci, garçon écorché vif qui a bien décidé de lui faire payer de l’avoir entraîner dans un périple à cheval au Kirghizistan. Virginie Efira en colère, c’est d’autant plus imprévisible et scotchant qu’il émane d’elle une sensualité tranquille, dénuée de toute minauderie. Tourné dans la steppe, le film a des plans si larges qu’il donne l’impression d’une vision à 360 degrés, comme si on portait un casque de réalité virtuelle. Il vous faudra attendre encore quelques mois avant de découvrir Virginie Efira dans le plus beau rôle de sa carrière (avec celui de Victoria).

Un amour impossible de Catherine Corsini, sortie le 14 novembre.
Continuer de Joachim Lafosse, sortie le 23 janvier.

Erick Grisel

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