"Toy Story 4" : ces jouets nous emballent

Cinéma

"Toy Story 4" : surprenants, drôles et émouvants, ces jouets nous emballent par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 26 Juin 2019

Plus surprenant, plus délirant, plus émouvant, plus drôle, plus tout ! Le quatrième volet de la saga "Toy Story" prouve que Woody, Buzz l’Eclair et leurs copains, malgré leur grand âge, comptent toujours des tas d’atouts pour nous séduire.

En 1995, on était jeunes, voire on n’était pas nés, mais le premier épisode de Toy Story, avec ses jouets pourvus de parole, de psychologie, de désirs et de névroses, dynamitait déjà les us et coutumes gnan-gnan du blockbuster d’animation grâce à son insolence et à son incorrection. 24 ans plus tard, la saga en est à son quatrième épisode et elle n’affiche pas une seule ride. Vu sa qualité exceptionnelle qui ne s’érode pas avec le temps, on espère même en reprendre pour un quart de siècle supplémentaire. Voire plus…

Dans le nouvel épisode de Toy Story, Woody, le cow-boy, Buzz l’Eclair, le robot, Monsieur Patate et les autres se retrouvent tristement démunis quand leur propriétaire, la gamine Bonnie, les délaisse au profit d’un jouet qu’elle a elle-même confectionné lors de sa première journée d’école maternelle : une fourchette en plastique moche comme tout, transformée par les petites mains de la mini héroïne en bonhomme grâce à trois bouts de laine et deux morceaux de bois. Les autres jouets, attristés, mais sympas, décident d’aider la fourchette à s’intégrer dans sa nouvelle vie. Problème : la fourchette se refuse à oublier son existence passée et son pedigree de détritus. Conséquence : elle affiche de violents instincts suicidaires dès qu’elle aperçoit une poubelle, son paradis à elle.

Bientôt embarqués dans une aventure délirante au bord du camping-car des parents de Bonnie, la fourchette et les jouets "historiques" de la saga auront l’occasion de croiser d’autres congénères tout aussi surprenants - une poupée maléfique, des lutins serial killer, un acrobate débile, on en passe… - et "accessoirement" de s’interroger sur l’ingratitude des mômes, sur le temps qui passe et sur leurs profondes envies d’émancipation.

Ne lésinons pas sur les superlatifs. Aussi réjouissant pour les petits spectateurs que pour les grands, aussi excitant pour les yeux que pour les neurones, le nouveau Toy Story s’impose à la fois comme un divertissement haut de gamme, une comédie dingo (les scénaristes de la chose méritent tous les Oscars du monde), une histoire d’amour émouvante et même une sorte de déclinaison échevelée de À la recherche du temps perdu, de Proust. Cela fait incontestablement beaucoup pour un seul film. Un film que l’on peut voir avec des mômes, avec des ami(e)s, avec son amoureux (amoureuse) ou même tout seul. Le tout étant de le voir.

Toy Story, de Josh Cooley… Sortie le 26 juin 2019.

Olivier De Bruyn

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