"The hate you give" : un film d'utilité publique "The hate you give" : un film d'utilité publique

Cinéma

"The Hate You Give" : un film d'utilité publique par Sarah Ben Ali

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

3 minutes

Publié le Mardi 22 Janvier 2019

Adapté du livre d'Angie Thomas, "The hate you give", a agi comme un électrochoc lors de sa sortie aux Etats-Unis. En France, les internautes s'impatientent... à tort ou à raison, on vous dit tout.

Si vous cherchez la subtilité, vous n’en trouverez pas ici. Ce film est cru. Il ne fait pas dans la dentelle. C'est un pavé jeté dans la marre, qui traite de la question raciale, du délit de faciès et des violences policières à l'égard des communautés racisées aux Etats-Unis, de nos jours.

Starr, incarnée par l’émouvante Amandla Stenberg, est une jeune afro américaine vivant dans un ghetto et scolarisée dans une école catholique de blancs. A la fin d’une soirée, elle est raccompagnée, en voiture, par son ami Khalil. Ils se font contrôler par un policier qui tire sur son ami en croyant avoir affaire à un délinquant armé. Ce n’est pas la première fois que Starr est témoin d’une fusillade : il y a quelques années, elle a perdu sa copine Natasha, morte par balle lors d’un règlement de compte entre gangsters.

Ce long métrage est pédagogique : il explique ce qu'est le privilège blanc, le comportement partial des forces de l'ordre et du système judiciaire qui cautionne le racisme... Le style très direct du film est symptomatique : les revendications de la communauté noire restent inaudibles auprès des autorités. L'Amérique blanche ignore la souffrance quotidienne de ceux qui doivent toujours faire attention à leur manière d’être et leur façon de s’habiller pour ne pas passer pour des délinquants. Le film nous apprend aussi que le racisme peut se cacher dans des recoins les plus inattendus, au hasard, dans l'insconsicent de nos amis proches.

Si l’on excepte quelques longueurs, c’est un film important qui transcende la question raciale. Son universalité réside dans la possibilité de s’identifier aux personnages, qu’on soit noir, hispanique ou arabe. Ce film a aussi une résonnance politique, comme lorsque le père de Starr, incarné par Russel Hornsby, gangster repenti qui a réussi à s’extraire de ce monde de malfrats, fait comprendre à sa fille que le plus important c’est de sortir  de la spirale de la violence…

Le bel hommage rendu au feu Tupac et au mouvement du Black lives matter contribue à élever The Hate You Give au rang des films à voir en 2019. Allez le voir, non pas les yeux fermés mais grands ouverts…

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires