Cinéma

“Red Sparrow“ : pourquoi ce thriller avec Jennifer Lawrence est-il détestable ? par Erick Grisel

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On a tenu deux heures. Sur deux heures vingt, c’est déjà pas mal, vu le degré de bêtise de ce film. Mais qu’est-ce qui a pris au réalisateur Francis Lawrence d’entraîner son héroïne d’"Hunger Games", Jennifer Lawrence, dans ce thriller ultraviolent ?


C’est xénophobe

Chaque fois que les USA sont en bisbille avec un pays, les méchants des thrillers américains ont la tronche des habitants de ce pays. Exit le cruel arabe à barbe drue, décliné à l’infini après le 11 septembre. Le gars pas sympa du moment, c’est Vladimir Poutine. Dans Red Sparrow, l’acteur belge Matthias Schoenaerts a approximativement la tête et l’inexpressivité du président russe. Mais comme il faut quand même des stars anglo-saxonnes pour attirer le public, l’Américaine Jennifer Lawrence et l’Anglais Jérémy Irons parlent donc avec un accent russe à couper au couteau. Ce qui parfaitement ridicule. On attend le prochain thriller américain avec un méchant sosie de Kim Jong-Un.

C’est sexiste

Jennifer Lawrence est belle dans ce film, tellement belle que le réalisateur Francis Lawrence met un point d’honneur à ravager sa beauté en lui faisant jouer des scènes où elle est torturée (son personnage est une espionne qui passe sa vie a changer de camp). On pense à Jessica Chastain qui subit à peu près le même sort dans un film récent Le Grand Jeu où un caïd (sans doute un Russe) la laisse quasi morte après lui avoir éclaté la face à coups de poing. Toujours cette contradiction hollywoodienne : sublimer les actrices pour ensuite les punir d’être au-dessus des simples mortelles.

C’est mal joué

Si la réalisation de Francis Lawrence est efficace, sa direction d’acteurs laisse à désirer. Quand on sait que Jennifer a validé une par une toutes les scènes conservées au moment du final cut ! Mention spéciale à cette séquence où l’actrice filmée de dos, les fesses à semi recouvertes d’une culotte en dentelle, s’avance lentement vers son amant pour entamer une partie de jambes en l’air. Mais la palme du ridicule revient à Charlotte Rampling dont on pensait qu’elle s’était remise du trauma de Portier de Nuit de Liliana Cavani. Dans Red Sparrow elle joue une sorte de Kapo dans un camp d’entrainement pour espions, ou plutôt une maison de prostitution. Bon, on se doute que tout le mal que l’on dit de ce film vous donnera envie d’aller le voir rien que vous nous contredire…

Red Sparrow, de Francis Lawrence, sortie le 4 avril


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Mme M.

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