"Play": commencez bien l’année avec Max Boublil et Alice Isaaz ! "Play": commencez bien l’année avec Max Boublil et Alice Isaaz !

Cinéma

"Play": commencez bien l’année avec Max Boublil et Alice Isaaz ! par Olivier De Bruyn

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Publié le Lundi 30 Décembre 2019

Dans son nouveau film, Anthony Marciano évoque avec humour et délicatesse l’histoire de quelques trentenaires qui s’interrogent sur leur vie. Stimulant et émouvant.

Une gueule de bois genre vieux chêne vous accable en ces lendemains de fêtes ? Vous n’avez envie de rien sinon de vous effondrer dans une salle de cinéma ? Alors, de toute évidence, un film à l’affiche ce 1er janvier est pour vous : Play, de Anthony Marciano, une comédie qui vous bercera, mais qui ne vous endormira pas.

En 2014, ce cinéaste atypique qui fuit comme la peste l’esprit de sérieux signait Les gamins, un film insolent sur des personnages en quête éperdue des élans libertaires de leur jeunesse. Six ans plus tard, Anthony Marciano récidive en évitant le radotage. Dans Play, il met en scène un grand gosse  d’une trentaine d’années : Max (incarné par Max Boublil) qui, de la décennie 90 à nos jours, prend plaisir à filmer au quotidien ses proches avec sa petite caméra. Au risque, pas toujours évité, de saouler ces derniers à force de zoomer sur leurs moindres faits et gestes.

Après un prologue poussif qui laisse redouter le pire dans le registre artificiel du "film dans le film" et dans l’alignement de vignettes puériles sur l’adolescence, Play, au gré de l’évolution de Max, trouve son rythme et nous emballe. Avec une légèreté de ton qui n’est jamais l’ennemie de la profondeur, le film retranscrit avec inspiration les hésitations et les névroses du personnage principal, en premier lieu dans ses relations avec Emma, une jeune fille dont il est secrètement amoureux depuis toujours.

Il en est amoureux et on le comprend puisque ladite Emma, énigmatique et charmeuse, est interprétée par l’excellente Alice Isaaz, une actrice qui ne déçoit jamais, comme elle l’a prouvé (entre autres) dans Mademoiselle de Joncquières, de Emmanuel Mouret, où elle campait une séductrice vénéneuse du 18ème siècle, et dans La surface de réparation, de Christophe Régin, où elle excellait dans la peau d’une fille paumée d’aujourd’hui. On prend les paris : après ce Play qui inaugure joliment l’année 2020, la décennie qui vient offrira à Alice Isaaz les grands rôles que son talent mérite.

Play, de Anthony Marciano, avec Max Boublil, Alice Isaaz, Malik Zidi… Sortie le 1er janvier.

Olivier De Bruyn

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