Penélope Cruz : Cannes lui va si bien ! Penélope Cruz : Cannes lui va si bien !

Cinéma

Festival de Cannes 2018 : Penelope Cruz à couper le souffle dans “Everybody Knows“ par Olivier De Bruyn

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

4 minutes

La star espagnole est de retour au Festival de Cannes avec “Everybody Knows“, d’Asghar Farhadi. Un film où elle joue avec son mari Javier Bardem, mais qui vaut mieux, beaucoup mieux, qu’une couverture de magazine people. Eloge d’une actrice qui n’est pas qu’une image.

Quand Penélope Cruz déboule au Festival de Cannes, elle ne se contente pas d’arborer son plus beau sourire et ses plus seyantes robes de soirées... Quoi que l’on pense de la carrière de l’icône ibérique - un pied à Hollywood dans des productions souvent prévisibles (le genre Pirates des Caraïbes) et l’autre en Europe dans les films exigeants de ses cinéastes chéris (en tête de liste : Pedro Almodovar) - la comédienne, sur le tapis rouge, ne se satisfait pas de jouer l’égérie de luxe pour ses « sponsors », mais laisse parler son talent, qui n’est pas mince, dans des films qui font date. C’est ici, sous le soleil cannois exactement, que Penelope a dévoilé ses plus beaux films : Tout sur ma mère et Volver, de son ami Almodovar ou Vicky Cristina Barcelona, un des meilleurs Woody Allen des dernières décennies où elle jouait une partition euphorisante avec sa camarade Scarlett Johansson.

Senora Cruz confirme aujourd’hui ses heureuses prédispositions cannoises avec la présentation, en ouverture du festival, du film d’Asghar Farhadi : Everybody Knows. Dans la nouvelle fiction de l’Iranien internationalisé - on lui doit, entre autres, Le passé, incarné par Bérénice Bejo et Tahar Rahim - Pénélope est Laura, une Espagnole qui, vivant en Argentine depuis des lustres, s’en revient dans son village natal pour assister au mariage de sa sœur. Une fiesta inoubliable ? En quelque sorte, hélas ! En effet, alors que la noce bat son plein et que la sangria coule à flots, la fille ado de l’héroïne disparaît, enlevée par de mystérieux ravisseurs. Aidée par son ex-amant (campé par Javier Cruz, pardon, par Javier Bardem), Laura met tout en œuvre pour retrouver sa progéniture et s’aperçoit que ses proches ne sont pas aussi fréquentables qu’elle le pensait.

La souffrance d’une mère affligée par la disparition de sa gamine : avec un tel argument, de nombreux cinéastes auraient foncé tête baissée dans le chantage aux grands sentiments et de nombreuses actrices auraient sombré dans la surenchère lacrymale. Farhadi ne mange pas de ce pain-là. Et Cruz non plus, qui n’en fait jamais trop dans ce beau film âpre où, tout en douleur contenue et ambiguïté dérangeante, elle subjugue dans ce rôle de mère de famille confrontée au pire. Comme quoi l’actrice, avant d’être une égérie et une star, est avant tout une… actrice. Et même une grande actrice.

Everybody Knows, de Asghar Farhadi, avec Penélope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin… En salles le 9 mai.

Olivier de Bruyn

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.