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Cinéma

"Pearl" : un beau film musclé par Erick Grisel

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Publié le Mardi 29 Janvier 2019

Le milieu du culturisme donne souvent lieu à des films ringards. Ce n’est pas du tout le cas avec "Pearl", d’Elsa Amiel, dont l’héroïne est une bodybuildeuse déchirée entre son ambition et son instinct maternel.

Pearl est belle comme… Channing Tatum. Elle a les mêmes mâchoires carrées, le regard bleu, les muscles saillants. Pearl est culturiste. Avec la routine laborieuse qui va avec : les cachets que son entraîneur amant lui fait avaler, la fonte à pousser, le corps à huiler, les crampes qu’elle ne peut calmer en s’hydratant car elle doit sécher un maximum. Le grand championnat auquel elle doit participer pourrait lui rapporter de l’argent… si un grain de sable ne venait gripper la belle machine huilée : son petit garçon qu’elle n’a plus revu depuis sa naissance et que son ex-mari vient lui confier de force à quelles heures de la compétition.

À vue de nez, ce film pourrait être un "feel-good movie" de plus. Avec la maman et le fiston qui se regardent en chiens de faïence avant de se tomber dans les bras. Mais Pearl est bien plus trouble. Filmé comme un film de Paul Schrader (American Gigolo, La Féline…) des années 1980, avec son sens de l’esthétisme et sa partition musicale (de Fred Avril) à la fois mystérieuse et sexy. Dans les couloirs recouverts de bâches en plastique de l’hôtel où a lieu la compétition, les corps gonflés aux stéroïdes rappellent la viande animale présentée sous cellophane dans les supermarchés. Preuve qu’Elsa Amiel réussit son pari, malgré le jeu minimaliste de son actrice principale, Julia Föry, le freak devient sublime à la fin. Ce n’est pas tant Pearl qui a changé pendant les 1h20 que dure le film. Mais notre regard sur elle.

En salle le 30 janvier 2019.

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