"Notre Dame" : prière d’aller voir ce film ! "Notre Dame" : prière d’aller voir ce film !

Cinéma

"Notre Dame" : prière d’aller voir ce film ! par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 18 Décembre 2019

Valérie Donzelli, des deux côtés de la caméra, met en scène et interprète une comédie délirante qui fait oublier l’atmosphère tristement hivernale. Tant mieux !

Non, il ne s’agit pas d’un hommage à la cathédrale parisienne ravagée par les flammes en avril dernier. Non, ce film ne nous impose aucun sermon à une semaine de l’échéance de Noël… Dans Notre Dame, une fiction tournée bien avant l’incendie dévastateur du printemps, Valérie Donzelli prohibe l’esprit de sérieux et concocte une comédie électrique où se dessine le portrait d’une héroïne d’aujourd’hui : la dénommée Maud Crayon, incarnée par la cinéaste herself.

Née dans les Vosges, la quadra habite à Paris depuis des lustres, bosse comme architecte dans un cabinet dirigé par un boss effroyable et peine à boucler ses fins de mois avec ses deux gamins qu’elle élève en solo. Rayon intimité, même débandade. Entre son ex immature qui s’accroche à ses basques et un amour de jeunesse qui accomplit un come back inattendu dans son paysage, Maud ne sait plus où donner du sentiment. Le jour où, suite à des événements incongrus dont il ne faut rien dire, l’héroïne remporte un concours organisé par la mairie de Paris et se retrouve chargée de réaménager le parvis de Notre-Dame, son existence se complique encore un peu plus…

En 2011, Valérie Donzelli nous avait emballés avec La guerre est déclarée, l’histoire d’un jeune couple qui luttait pour que son gamin échappe à une maladie mortelle. Huit ans plus tard, l’actrice et réalisatrice change radicalement de registre avec Notre Dame, une comédie saugrenue et euphorisante qui plébiscite l’audace. Pour raconter les aventures de son héroïne, Donzelli multiplie les zigzags déroutants, dérègle les codes de la comédie romantique, se moque du petit monde de la politique parisienne et s’autorise même des embardées du côté de la comédie musicale. Si la cinéaste abuse de la fantaisie et semble parfois menacée par le surrégime, son Notre Dame, foncièrement sympathique et interprété par des acteurs nickels (Pierre Deladonchamps, Virginie Ledoyen, Philippe Katerine et Bouli Lanners), a l’immense mérite de tailler en pièces le spleen hivernal. Vous voulez chasser vos idées noires ? Foncez dans les salles obscures. 

 

 

Olivier De Bruyn

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