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Rooney Mara et Joaquin Phoenix prient et cabotinent à l'unisson dans ce biopic biblique involontairement hilarant où, hélas, ils ne sont pas les seuls à être mauvais…


© Universal Pictures International

Il faut le voir pour le croire ! Avec Marie Madeleine, Garth Davis - auteur, l’an passé, de Lion, sur un gamin indien adopté par une famille australienne - prouve qu’il n’a peur du rien, pas même du ridicule. Comme le titre l’indique, le cinéaste met aujourd’hui en scène, façon fresque hollywoodienne, l’histoire de la disciple numéro une de Jésus qui, avec les apôtres, suivit le héros jusqu’à la crucifixion. Résultat : une sorte de chemin de croix, pour elle, pour Jésus et pour le spectateur…

Evidemment dialogué dans la langue de Donald Trump malgré le contexte historico-géographique, le film invite à découvrir les premiers pas dans la foi de la jeune fille, sa conversion express une fois qu’elle rencontre le charismatique Jésus, puis le voyage à ses côtés direction Jérusalem où, comme chacun sait, tout ne se finira pas bien. Entre scènes de communions et de miracles, Marie Madeleine multiplie les surenchères kitsch et les roulements de tambours dramatiques avec une absence de mesure et de bon goût qui, si l’on apprécie le comique involontaire, suscite presque l’admiration.

Mais le clou du spectacle est niché du côté du casting. Dans la peau de l’héroïne : Rooney Mara qui, du Millénium, de David Fincher au Carol, de Todd Haynes, a su ô combien nous crucifier par le passé avec son talent unique. Ici, l’actrice fait ce qu’elle peut pour apporter un soupçon de subtilité à son personnage, mais sa mission, vu la lourdeur pachydermique du film, est impossible. A ses côtés, dans la peau martyrisée de Jésus, un acteur à qui il ne faut jamais demander d’en faire des tonnes : Joaquin Phoenix qui profite de l’aubaine christique pour cabotiner à tout va et rouler des yeux fiévreux comme jamais. C’est tout ? Non ce n’est pas tout, car sous les traits du vilain Judas on croise aussi Tahar Rahim (dans son pire rôle, à ce jour) et dans celui du frangin de Marie Madeleine, un autre frenchy : Denis Ménochet, que l’on a récemment préféré admirer dans le dérangeant Jusqu’à la garde.

Par un curieux hasard de calendrier, on retrouvera la semaine prochaine le duo Rooney Mara/Joaquin Phoenix en tête d’affiche d’un nouveau film : Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot, de Gus Van Sant. L’histoire du caricaturiste américain John Callahan, un type autodestructeur qui retrouve bizarrement goût à la vie, une fois devenu handicapé. Un autre genre de cérémonie et, surtout, un film d’une tout autre qualité…

Marie Madeleine, de Garth Davis, avec Rooney Mara, Joaquin Phoenix, Tahar Rahim, Denis Ménochet… Actuellement au cinéma.

Olivier De Bruyn

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Mme M.

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