"Mamma Mia, Here we go again" : un vrai film d’épouvante Mamma Mia, Here we go again ! Un vrai film d’épouvante

Cinéma

"Mamma Mia, Here we go again" : un vrai film d’épouvante par Erick Grisel

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Publié le Mercredi 25 Juillet 2018

Non, ce n’est pas "Paranoïa" avec Claire Foy ou "Hérédité" avec Toni Collette qui nous a procuré des spasmes d’angoisses ( et aussi quelques ricanements ) mais bien la suite de "Mamma Mia", film qui devrait être interdit aux plus de douze ans… Attention spoilers !

Vous tenez vraiment à connaître l’histoire ? Et bien justement, il n’y en a pas. Tout au plus, les scénaristes ont daigné jeter sur une feuille de papier quelques idées avant d’aller boire des bières au bar du coin. Alors voilà, Donna (Meryl Streep qui n’a visiblement pas voulu renouveler son contrat) est morte, et sa fille veut reprendre son hôtel où elle invite ses trois papas et les copines de sa mère à faire la fête. Oui, on est bien d’accord avec vous, c’est peu. Aussi les mêmes scénaristes ont décidé d’ajouter à cette piètre histoire un prequel où l’on voit Donna jeune (L ily James) arriver sur cette merveilleuse île grecque et s’amouracher de trois jeunes hommes. Parlons-en de ces trois garnements : ils sont tellement insipides qu’on dirait que le réalisateur Ol Parker s’est allié au chef coiffeur pour saccager leurs looks et leurs rôles. Mais le plus effrayant ne réside pas là. Dénuées d'originalité et de sentiments, les scènes chorégraphiées donnent envie de revoir illico La La land, histoire de se remonter le moral. Les acteurs seniors sont à ce point ridiculisés qu’on éprouve de la peine pour Pierce Brosnan, Colin Firth et Andy Garcia. Les actrices juniors sont à peine mieux loties. On ne retient d’Amanda Seyfried et Lily James que leurs roulements d'épaules (pour faire sexy ?) et leurs mèches wavy savamment blondies par les embruns. Et on ne vous parle pas des petits rôles censés représenter la population locale grecque : les hommes sont tous bruns, demeurés et poilus, les femmes avec des bottes de pailles ou des fichus sur la tête. Le pire est pour la fin :  photographiée à travers un fog londonien (à moins que les images aient été retouchée une par une en post-production) l’actrice-chanteuse Cher peut à peine esquisser un sourire, évoquant un mélange de Lady Gaga et de Cruella d’Enfer dans les 101 dalmatiens. Mais celles à qui le film procure le plus de tort, ce sont bien les chansons du groupe Abba elles-mêmes, réduites ici à l’état de vaines ritournelles, telles "Dancing Queen", chanson mélancolique sur le passage à l’âge adulte, qui devient ici prétexte à une frénésie idiote sur des voiliers bariolés.

"Mamma Mia, Here we go again" d'Ol Parker, en salle.

Erick Grisel

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