"Mademoiselle de Joncquières" : le meilleur rôle de Cécile de France ? « Mademoiselle de Joncquières » : le meilleur rôle de Cécile de France

Cinéma

"Mademoiselle de Joncquières" : le meilleur rôle de Cécile de France ? par Olivier De Bruyn

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Publié le Mardi 11 Septembre 2018

Depuis 15 ans, Cécile de France, la plus belge des actrices françaises (à moins que ce ne soit l’inverse) séduit et ne radote presque jamais. L’actrice enchante dans les comédies futées, comme celles de Cédric Klapisch : L'auberge espagnole, Les poupées russes. Elle emballe dans des drames où elle n'en fait jamais trop, comme dans Le gamin au vélo, des frères Dardenne. Elle adore arborer des panoplies surprenantes : bonne sœur devenue star de la chanson dans Sœur Sourire, militante féministe et lesbienne des Seventies dans La belle saison, de Catherine Corsini. Bref, depuis ses débuts, Cécile de France joue la carte de l'éclectisme et ravit en multipliant les métamorphoses inattendues.

Cette rentrée, l’actrice se surpasse dans un genre - le film en costumes - qui suscite trop souvent l'ennui. Dans Mademoiselle de Joncquières, le nouveau long-métrage d’Emmanuel Mouret inspiré par un segment de Jacques le fataliste, de Diderot, Cécile incarne Madame de La Pommeraye, une jeune veuve du 18ème siècle qui a choisi de vivre seule en son château, loin de l’agitation frivole de ses contemporains. A sa (propre) grande surprise, l’héroïne cède au charme d’un libertin surexcité : le marquis des Arcis qui, après les premiers feux de l’idylle, prend rapidement la poudre d’escampette pour draguer tout ce qui porte jupons. Furieuse et blessée, l’héroïne concocte alors une machination tordue pour faire souffrir l’infidèle, qui n’a jamais douté de ses pouvoirs de séduction.

La manipulation comme arme massive de destruction et l’intelligence en fusion… Dans Mademoiselle de Joncquières, face à un Edouard Baer impeccable et à une jeune actrice épatante (Alice Isaaz, vue et aimée dans La crème de la crème de Kim Chapiron et Espèces menacées, de Gilles Bourdos), Cécile de France, belle à se damner et subtile au détour de chaque regard, sublime sa partition pour voler la vedette à tout le monde. Si la réussite du film doit beaucoup à Emmanuel Mouret (L’art d’aimer, Caprice), un metteur en scène qui sait observer les intermittences du cœur comme pas grand monde dans le cinéma français, il est impossible de ne pas être subjugué par la prestation de l’actrice qui, à la fois solaire et énigmatique, campe ici l’un de ses plus beaux rôles. Voire le plus beau.

Mademoiselle de Joncquières, de Emmanuel Mouret, avec Cécile de France, Edouard Baer, Alice Isaaz … Sortie le 12 septembre.

Olivier De Bruyn

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