"L’Homme qu’on aimait trop" : Guillaume Canet dans la peau de Maurice Agnelet

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"L’Homme qu’on aimait trop" : Guillaume Canet dans la peau de Maurice Agnelet

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Publié le Mercredi 16 Juillet 2014

Dans "L’Homme qu’on aimait trop", André Téchiné revient sur un fait divers non élucidé (l’affaire Agnelet) et dirige un impressionnant trio d’acteurs : Catherine Deneuve, Adèle Haenel et Guillaume Canet. 100 % troublant.

Nice, dans les années 70. Renée Le Roux, propriétaire d’un des principaux casinos de la ville, passe sa vie devant les tables de jeux, les roulettes, et ne soucie pas de la concurrence des autres établissements du coin qui font fortune grâce à leurs propriétaires mafieux. Elle retrouve bientôt sa fille, Agnès, qui s’en revient à Nice après plusieurs années d’exil en Afrique et un douloureux divorce. Cette dernière entame une liaison avec Maurice Agnelet, le séduisant avocat et homme de confiance de Renée. Un mec qui profite à plein de l’insouciance des seventies et multiplie les aventures sentimentales et érotiques avec toutes les filles frivoles de la Côte d’Azur. Parallèlement, Maurice pense aussi beaucoup à son porte-monnaie et rêve de diriger le casino de sa patronne. Bientôt, les affaires de cœur, de cul et d’argent s’entremêlent, pour le pire. Résultat : Agnès, fille de Renée et maîtresse de Maurice, se retrouve dans une situation extraordinairement compliquée, avant de disparaître de la circulation...

Dans L’homme qu’on aimait trop, André Téchiné s’inspire d’un fait divers qui continue d’agiter la chronique judiciaire : l’affaire, toujours non élucidée, de la mystérieuse "volatilisation" d’Agnès Le Roux. Agnelet a-t-il œuvré à la liquidation de son amante après avoir siphonné son compte en banque ? That is the question. Et that is itou la conviction de Renée, la mère, qui, durant des décennies, ne cessera d’accuser l’avocat charmeur d’avoir liquidé sa progéniture… Pour raconter cette histoire trouble et dérangeante, le cinéaste jongle avec les époques (années 70, période actuelle) et s’intéresse avant tout à l’ambiguïté du personnage masculin : un petit avocat et un super séducteur pour qui la manipulation est une seconde nature voire une première. L’occasion pour Guillaume Canet, impérial, d’incarner avec une sidérante ambiguïté l’un de ses plus beaux rôles. Pour lui donner la réplique, Téchiné ne s’est pas trompé en engageant "sa" fidèle Catherine Deneuve (sept films en commun !) et Adèle Haenel, toute en énergie et nervosité, qui confirme qu’elle est bien l’une des comédiennes les plus prometteuses de sa génération. Depuis le Festival de Cannes, où le film a été présenté hors compétition, Téchiné a revu son montage, allègrement coupé dans la partie contemporaine (la moins passionnante) et s’est concentré sur les années 70 et les relations brûlantes du trio infernal. Une bonne idée, qui justifie deux fois plutôt qu’une le détour par les salles de cinéma.

"L’Homme qu’on aimait trop", de André Téchiné, avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve, Adèle Haenel… Sorti le 16 juillet.

Olivier De Bruyn

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