L’empereur de Paris : ça sent le sapin ! L’empereur de Paris : ça sent le sapin !

Cinéma

L’empereur de Paris : ça sent le sapin ! par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 19 Décembre 2018

Pour Noël, le cinéma français nous "offre" une énième variation autour de Vidocq, le bagnard devenu flic au cœur de l’époque napoléonienne. Un cadeau du genre empoisonné avec, en prime, un Vincent Cassel qui n’a rien du Père Noël, mais tout du Père Fouettard.

Jean-François Richet derrière la caméra et Vincent Cassel devant. Ça vous rappelle quelque chose ? Logique, le duo a déjà sévi plusieurs fois sur les écrans. En 2008, dans un biopic en deux parties consacré à Jacques Mesrine (L’instinct de mort, L’ennemi public n°1), la paire musclée retraçait le destin du gangster le plus redouté des années 70. En 2015, les deux acolytes remettaient le couvert avec Un moment d’égarement, le remake macho d’un film de Claude Berri autour des relations entre une nymphette et un type d’âge mûr.

Avec L’empereur de Paris, Richet et Cassel sont de retour et, hélas, ce n’est pas une bonne nouvelle. Dans cette énorme production censée remplir les multiplexes et réjouir les vendeurs de pop-corn, le cinéaste ressuscite un personnage "culte" : Vidocq, un bandit et bagnard patibulaire qui, au début du 19ème siècle, devint après d’innombrables aventures le flic le plus célèbre de son temps. Le potentiel dramatique, historique et romanesque de ce héros "haut en couleurs", comme on dit, a inspiré de nombreux cinéastes au fil des décennies, dont Pitof en 2000, auteur d’un éprouvant nanar (Vidocq) campé par Gérard Depardieu et le juvénile Guillaume Canet.

Catastrophe : la version 2018 est encore pire… Avec son scénario décousu, sa mise en scène reposant sur un enchaînement poussif de bastons et ses longueurs interminables, L’empereur de Paris n’a rien d’impérial, mais tout de caricatural et de bestial. Même désolation côté casting. Face à un Vincent Cassel grimaçant et en roue libre, l’ensemble de la distribution se met au lugubre diapason. Les deux filles embauchées (Freya Mayor et Olga Kurylenko) se démènent comme elles le peuvent avec des rôles insignifiants, alibis pour mettre en valeur leurs jolis minois et agréables silhouettes. Quant aux autres acteurs (Denis Ménochet, Fabrice Luchini, Patrick Chesnais, James Thierrée), ils assurent un service vraiment minimum et semblent se demander ce qu’ils font là. Dans la salle obscure, effondrés dans nos fauteuils, on se pose la même question.

L’empereur de Paris, de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel, Fabrice Luchini, Denis Ménochet... Sortie le 19 décembre

Olivier De Bruyn

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