l'échappée belle emilie cherpitel clotilde hesme florian lemaire clotilde courau film sortie cinéma film français mère clotilde hesme

"L'échappée belle" : Clotilde Hesme et le beau mal de...

"L'échappée belle" : Clotilde Hesme et le beau mal de mère

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Publié le Jeudi 18 Juin 2015

Dans son premier essai, Emilie Cherpitel met en scène les relations imprévisibles entre une jeune femme des beaux quartiers parisiens et un gamin en fugue. Résultat : un film sensible et charmeur.

Elle habite dans un grand appartement décoré avec le meilleur goût, se lève quand bon lui semble (rarement avant midi), arpente les boutiques de luxe et fait mine de s’éclater dans des soirées où la jet-set parisienne prend la pose… Apparemment, Eva, la trentaine ravissante, a tout pour être heureuse. Apparemment, seulement. Si le champagne coule à flots dans sa vie et si l'argent est le dernier de ses soucis, la riche héritière doit néanmoins cohabiter avec une mélancolie tenace et une solitude qui la plombe. Malgré la présence dans les parages de sa sœur, de quelques amants interchangeables et d’un ami fidèle qui loge dans son immeuble, l’héroïne, planquée derrière ses éclats de rire, s’interroge sévèrement sur son triste cas et son avenir dans cette chienne d’existence. Un matin vers 5 h, alors qu’elle rentre d’une fête trop arrosée qui succède à tant d’autres, Eva, installée dans son bistrot favori, rencontre un gamin de 11 ans qui lui demande illico de lui payer un chocolat. Elle s’exécute, demande au gosse, dénommé Léon, ce qu’il fabrique là à cette heure, se résout à l’emmener dans son appartement avant, pense-t-elle, de prévenir les flics qu’elle a recueilli un jeune fugueur. Mais rien, vraiment rien, ne se passe comme prévu…

Les familles les plus précieuses sont-elles celles qu’on s’invente ? Avec ses deux personnages paumés - Eva, la riche oisive qui s’ennuie, Léon, le gosse orphelin en quête de repères - la débutante Emilie Cherpitel signe un premier film qui ne manque ni d’attraits ni de sensibilité. Et qui a le bon goût de privilégier la pudeur et la fantaisie plutôt que de s’égarer dans de prévisibles impasses mélodramatiques. L’échappée belle a beau manquer de rythme et abuser des clins d’yeux 100% tendance (présence dans la distribution des imparables Keziah Jones et Frédéric Beigbeder), il compte néanmoins plusieurs atouts dans son jeu subtil. Le premier d’entre eux porte un nom : Clotilde Hesme, une nouvelle fois excellente dans la peau de cette héroïne qui tente de noyer son mal-être et ses souffrances dans une futilité factice. Trois mois après sa prestation bouleversante dans Le dernier coup de marteau, d’Alix Delaporte (une autre réalisatrice), la comédienne confirme qu’elle ignore la médiocrité et des prestations en demi-teintes. La retrouver prochainement dans le très attendu Chocolat, de Roschdy Zem et dans la nouvelle saison des Revenants, sur Canal + est forcément synonyme d’heureuse nouvelle. 

"L’échappée belle", de Emilie Cherpitel, avec Clotilde Hesme, Florian Lemaire… Sorti le 17 juin.

Olivier De Bruyn

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus