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Cinéma

Le film où ils n’ont jamais été aussi beaux (part 2) par Erick Grisel

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Publié le Jeudi 14 Mai 2020

Devant les suppliques du public, nous ajoutons quelques noms à la première salve de stars dont on avait repéré, en scrutant leur carrière, le pic érotique. Après Brad, Romy, Brigitte, Jude and co, les gagnants sont…

Richard Gere dans "Les Moissons du Ciel" de Terence Malick (1978)
Léger strabisme, menton lourd, sourire absent… ces défauts n’ont pas empêché Richard Gere (photo d'ouverture) d’avoir été l’un des garçons les plus canon du cinéma américain. Particulièrement dans Les moissons du ciel, film où il a tenu son premier grand rôle. Pour jouer un ouvrier agricole en rivalité avec un riche fermier, le réalisateur Terence Malick avait choisi l’acteur, 29 ans à l’époque, parce que ses parents étaient agriculteurs laitiers. Il n’aurait donc eu aucun mal à s’adapter aux travaux des champs. Deux ans plus tard, toujours aussi beau (et dans un genre beaucoup plus sophistiqué) Richard n’eut aucun mal à être crédible dans American Gigolo de Paul Schrader où Julian Kay, son personnage, offrait ses services à des dames riches. Son statut de sex-symbol était lancé. Ce qui lui a fait prononcer cette phrase malheureuse en 1993 : "Ma femme ne comprend pas pourquoi on me considère comme un sex-symbol. Elle dit que je ne diffère en rien de n’importe quel mec dans la rue." Mouais…

 

Kristen Stewart dans "Underwater" de William Eubank (2019)
Une pure beauté peut-elle sauver un film nul ? Oui ! La preuve avec Kristen qui assure un max en guerrière de fond des mers dans cet Underwater gratiné, film de série B où les monstres sont si mal faits qu’ils sont flous à l’écran. Kristen, elle, n’est pas du tout floue, surtout dans la seule bonne scène du film, la première, où en sous-vêtements sport, les cheveux ultra courts, elle se fait mater de la tête aux pieds dans un vestiaire par une caméra plus intéressée par elle que par le scénario. Rarement une jeune actrice n’aura si vite évolué en si peu de temps : de jeune fille taciturne et boudeuse du temps de Twilight en 2007, elle est devenue, en assumant publiquement sa bisexualité, une femme à l’androgénie ultra sexy. Aussi à l’aise dans les blockbusters (Charlies’s angels) que les huis-clos cérébraux d’Olivier Assayas (Siels Maria, Personal Shopperl)

 

Eva Green dans “Cracks” de Jordan Scott (2008)
Depuis Françoise Fabian dans Ma nuit chez Maud et Fanny Ardant dans La femme d’à côté, elles sont peu nombreuses, les actrices françaises, à avoir une classe naturelle. Parmi elles, il y Eva, actrice totalement bilingue qui, dans Cracks, réalisée par la fille de Ridley Scott, incarne une professeure adorée par ses élèves dans un pensionnat de jeunes filles des années 1930. Et dont la folie finit par fissurer la sublime carapace. "Impitoyable", "puissante", "vénéneuse", ce sont les qualificatifs qui reviennent souvent à propos des personnages interprétés par Eva au cinéma. Aussi on était content de la découvrir, l’année dernière, en mère de famille très terre à terre dans l’excellent Proxima d’Alice Winocour. Enfin "terre à terre ", c’est beaucoup dire, puisque dans le film, elle s’entraîne pour aller dans l’espace. Et une fois de plus, même en combi de cosmonaute, Eva se révèle ultra bombasse.

 

Harry Belafonte dans "Carmen Jones" d’Otto Preminger (1954)
Une comédie musicale d’après l’opéra de George Bizet, avec un casting entièrement noir ? En 1954, il fallait oser ! Et l’américain Harry Belafonte (prononcez "bélafonté" ), dont la carrière était déjà bien ancrée dans l’industrie musicale, commença à enchaîner les films en tant qu’acteur après le succès de ce Carmen. A l’époque, le sex-appeal d’Harry rendait certains hommes blancs tellement fumasses qu’en 1968, après un duo enregistré pour la télé anglaise avec Petula Clark, des sponsors de l’émission demandèrent l’annulation de la séquence parce que la chanteuse blanche avait touché tendrement le bras de son partenaire noir. Trop hot ! Mais Petula se sauva alors avec l’enregistrement en disant "Ou vous passez la séquence en entier ou ce ne sera rien ! "  Et la séquence fut conservée. Au fait, nous direz-vous : que vient faire cet homme d’une autre époque dans cette rubrique ? Eh bien, Harry qui fut à l’initiative du clip humanitaire We are the world en 1985 a toujours bon pied bon œil. Il a 94 ans cette année. L’activisme, ça conserve !

 

Colin Farrell dans "Alexandre" d’Oliver Stone (2004)
Difficile de le rendre moche, Colin. Le réalisateur Michael Meyer a bien essayé en l’affublant d’une immonde perruque dans La maison du bout du monde (voir la vidéo, on n’a pas pu résister) mais même là, l’acteur irlandais est croquignolet. Et son ascension à la tête de grosses productions telles que Minority Report de Steven Spielberg ou Alexandre d’Oliver Stone doit sans doute beaucoup à son air intègre et innocent. Pour la petite histoire, on a eu l’occasion de rencontrer l’acteur lors d’une interview pour le remake de Total Recall au Mexique. Il avait alors explosé contre un confrère allemand assis à côté de nous qui lui avait demandé s’il assumait d’avoir plusieurs enfants de femmes différentes (quelle idée de poser une question pareille !) Et on vous jure que lorsque Colin se met en colère, blême et tremblant, il est encore plus beau que dans ses films !

 

Charlize Theron dans “Mad Max : Fury Road” de George Miller (2015)
C’est sûr qu’on ne citera pas son rôle dans Monster (2003) où en sérial killeuse, elle était déformée par des prothèses. Ni celui de maman dépressive et négligée dans Tully ( 2018). Mais quand Charlize a décidé d’être belle, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Et ce ne sont pas forcément les artifices utilisés pour ses pubs de parfum qui lui conviennent le mieux. Tatouée et dotée d’un bras d’acier, couverte de sueur et de poussière, l’actrice est physiquement très impressionnante dans cette ultime mouture de Mad Max. Sigourney Weaver avait à peu près le même look dans Alien 3 en 1992.  Quand une actrice reste belle, même privée de sa chevelure, c’est que vraiment, Dame Nature a bien fait son travail.

 

Robert Pattinson dans la saga "Twilight" (de 2008 à 2013)
Si l’on excepte Klaus Kinski, franchement hideux dans Nosferatu, fantôme de la nuit (1979) les vampires ont souvent été représentés de façon avantageuse au cinéma. Jugez plutôt : Gary Oldman dans Dracula (1992), Brad Pitt dans Interview avec un vampire (1993), David Bowie dans Les prédateurs ( 1983). Même leur ancêtre Christopher Lee, avec sa grande cape et ses belles incisives, avait un certain charme. Et dans la saga Twilight, Robert Pattinson, 22 ans lors du premier opus, ne déroge pas à la règle : d’une pâleur maladive, le regard fiévreux et le cheveu soyeux … comment pouvez-vous lui résister s’il vous promet la vie éternelle en vous mordant le cou ? 

Erick Grisel

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