Le film où ils n’ont jamais été aussi beaux ! Le film où ils n’ont jamais été aussi beaux !

Cinéma

Le film où ils n’ont jamais été aussi beaux par Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

8 minutes

Publié le Jeudi 16 Avril 2020

Comme il y a le pic de pollution et le pic Saint-loup, on peut repérer dans la carrière d’un acteur ou d’une actrice son pic érotique, l'acmé de sa beauté à une période charnière, le temps d’un ou deux films. Et ce n’est pas forcément à l’âge de vingt ans que ce petit miracle se produit.

Jude Law : "Le talentueux M. Ripley" d’Anthony Minghella (1999)
Froideur et arrogance. Combiné à ces deux défauts, la beauté produit toujours un effet bœuf sur les spectateurs masos que nous sommes. Alain Delon avait incarné à merveille ce trio diabolique dans Plein Soleil de René Clément sorti en 1960. Et si le remake du film, trente-neuf ans plus tard, a été un succès, c’est en partie grâce à Jude Law qui, au côté de Matt Damon, prêta au hautain Dickie son regard d’acier et sa blondeur chic. Cette combinaison de froideur et de sex-appeal atteignit un sommet lorsqu’il incarna un robot sexuel dans A.I. Intelligence Artificielle, de Steven Spielberg, en 2001. Depuis, Jude a perdu ses cheveux et gagné en intensité de jeu.

 

Faye Dunaway : "L’affaire Thomas Crown" de Norman Jewison (1968)
Il ne fallut pas moins de huit heures pour mettre en boîte la scène culte du film, un baiser passionné de cinquante-cinq secondes échangés entre Steve McQueen et Faye Dunaway dont les critiques louèrent ensuite la classe naturelle et la beauté "impassible". Enfin... "impassible" jusqu’à un certain point car la légende de cette actrice aux divines pommettes se construisit au fil de sa carrière aussi bien sur son talent que sur ses accès d’humeur "On entrait dans sa loge comme dans la cage d’un fauve, a raconté Rutanya Alda, sa partenaire du film Mommy Dearest, il fallait d’abord jeter un steak cru à l’intérieur pour l’amadouer."

 

Mel Gibson : "L’année de tous les dangers" de Peter Weir (1982) 
L’acteur australien n’avait que 26 ans lorsqu’il troqua ses cuirs et des clous de Mad Max contre la petite chemise du journaliste Guy Hamilton dans ce film tourné en Indonésie. Depuis Paul Newman et Steve McQueen, on n’avait jamais vu des yeux aussi bleus au cinéma. Et qu’importe si, lors d’une scène de baisers, l’acteur a dû se jucher sur une boîte pour être à la hauteur de la grande et belle Sigourney Weaver. Garçon à la personnalité tourmentée, Mel prit un malin plaisir à saccager son beau physique en réalisant en 1993 L’homme sans visage où il tenait le rôle d’un homme défiguré dans un accident de voiture.

 

Brad Pitt : "Troie" de Wolgang Peterson (2004)
Gonflé au stéroïdes et coiffé de tortillons péroxydés, l’acteur aurait pu être ridicule dans cette guerre de Troie à la sauce hollywoodienne. Mais non, Brad, dans le rôle d’Achille, est ce qui se rapproche le plus d’une statue de la Grèce antique. Un visage de chérubin sur un corps ciselé au couteau, sans un poil qui dépasse. Certains préféreront sa présence plus naturelle et bucolique dans le film Au milieu coule une rivière de Robert Redford, où il pratiquait avec panache la pêche à la mouche (et pas aux moules). Robert Redford dirigeant Brad Pitt… qui a dit que les hommes blonds étaient fades ?

 

Alain Delon et Romy Schneider : "La Piscine" de Jacques Deray (1969)
C’est Delon qui, contre l’avis des producteurs, imposa Romy Schneider pour former dans ce film le couple qu’ils n’étaient plus dans la vie. Comme Jane Birkin le confia dans son jounal intime récemment publié, il y avait donc sur le tournage une tension érotique qui fut ensuite palpable à l'écran. Dorés par le soleil, ruisselants d'eau chlorée, ils étaient tous deux à tomber à la renverse. Et très conscients de leur beauté. Enfin, surtout Delon qui, à l'époque, poussa la satisfaction de lui-même à épouser son sosie féminin, celle qui deviendra actrice en portant son nom : Nathalie Delon.

 

Denzel Washington : "Malcom X" de Spike Lee (1992)
Il en fallait du charisme pour incarner le militant politique Malcom X qui n’était pas lui-même la moitié d’une mocheton. Et Spike Lee ne s’est pas trompé en choisissant Denzel, 32 ans à l’époque, qui rata de peu l’Oscar pour ce rôle. Qu’il soit en costume trois pièces ou en marcel dans le film, l’acteur est une merveille dans le genre "sérieusement sexy". Un peu comme il l’est dans la vie d’ailleurs. Père de famille nombreuse, membre actif de l’église West Angeles Church of God in Christ, Denzel s’est toujours montré une proie insaisissable pour les tabloïds. Dommage que l'acteur mette désormais son talent au service de films de baston à la con ( 2 guns, Equalizer, Les 7 mercenaires…)

 

Al Pacino dans “Bobby Deerfield” de Sydney Pollack (1977)
On comprend pourquoi sa partenaire Marthe Keller est tombé raide dingue de lui sur le tournage de ce film ( et on comprend aussi que ce fut réciproque). Comme d’habitude avec Al, réputé pour son exquise pudeur, lors des scènes intimistes, il parle en serrant les dents, on dirait presque un ventriloque. Mais mettez-lui une bonne scène de colère entre les pattes et il se met à brailler comme un sagouin. Dans Bobby Deerfield, il joue un coureur automobile "motivé par le désastre, courtisé par la mort et les femmes." Et comme dans Le Parrain ou Serpico, son beau visage affiche un fatalisme affriolant.

 

Brigitte Bardot et Claudia Cardinale dans  "Les pétroleuses" de Christian-Jaque  (1971)
Comme on le voit dans cette vidéo, les reporters avaient quasi la langue du loup de Tex Avery en interrogeant les deux stars sur le tournage des Pétroleuses. Il faut dire que toutes deux, Brigitte et Claudia (37 et 33 ans cette année-là) étaient sublimes en cowgirls dépenaillées et dépoitraillées dans ce film dont la seule qualité est la présence de ces deux actrices au générique (oui, c’est un vrai et bon navet). Ne ratez pas le moment où Bardot appelle sa coiffeuse Suzette à la rescousse parce qu’une de ses mèches est restée accrochée à un clou. Cela vous donne une idée de son statut de star à l’époque. 

 

Catherine Deneuve dans "Le Sauvage" de Jean-Paul Rappeneau (1965)
Dans ce film, le mot "blonde" semble avoir été créé rien que pour elle qui pourtant est née brune. Car tout s’accorde à sa blondeur, la lumière du Vénézuela où le film a été tourné, le tempérament de feu de Nelly, son personnage, et sa peau dorée par le soleil. "C’est un bon petit film familial, il ne faut pas en faire un fromage" avait déclaré Yves Montand, le partenaire de Deneuve, à la sortie du film. Oh, le jaloux qui n’a pas supporté que Rappeneau mette Catherine en super vedette et qui s’est retrouvé là (où il est très bien d‘ailleurs) en second choix après que de nombreux acteurs avaient refusé le rôle ! Huit ans plus tard, l’actrice Susan Sarandon déclara à propos de sa partenaire des Prédateurs que Catherine Deneuve était la plus belle femme qu’elle ait jamais vue. La preuve que l’acmé de la beauté peut durer plus longtemps que prévu.

 

Keanu Reeves : "Point Break, Extrême Limite" de Kathryn Bigelow (1991)
Quand Kathryn Bigelow engagea Keanu pour ce film, il n’avait que 27 ans et derrière lui seulement quelques rôles dans des films indé (dont l’émouvant My own Private Idaho) et la réalisatrice dut se battre avec les producteurs, qui lui préféraient Johnny Deep, pour imposer ce jeune acteur pourtant peu adepte de surf. Bien vu, Kathryn ! Ce fut pour le beau Keanu le début de la gloire… et des ennuis. Car pendant toute la carrière de l'acteur, les critiques de cinéma lui ont reproché son inexpressivité (surtout dans le Dracula de Coppola). Mais comme l'écrivait justement récemment un journaliste de The Independant "Keanu n’a pas besoin de faire grand-chose, il lui suffit d’être là ". Face à lui dans le film, Patrick Swayze, tout en mèches ensoleillées, n’était pas mal non plus dans le rôle de Bodhi, le surfeur gourou. Et contrairement à Keanu, il a vraiment sauté en parachute pour les besoins du film ( 55 sauts exactement)

Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires