"Late Night" : pour ceux et celles qui ont adoré "Le Diable s’habille en Prada" "Late Night" : pour ceux et celles qui ont adoré "Le Diable s’habille en Prada"

Cinéma

"Late Night" : pour ceux et celles qui ont adoré "Le Diable s’habille en Prada" par Erick Grisel

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Publié le Vendredi 23 Août 2019

Vous avez regardé plus de deux fois "Le diable s’habille en Prada" ? Eh bien, "Late Night" , c’est un peu la même histoire, transposée dans l’univers de la télévision. Avec, à la place d’une diva de la mode, une reine du talk-show incarnée avec fiel et humour par Emma Thompson.

Notre conseil du jour: vous voyez le nom d’Emma Thompson sur une affiche ? Précipitez-vous en salle les yeux fermés ( enfin, non, ouverts quand même). Car un film avec elle n’est jamais mauvais. Dans Late Night, elle est Katherine Newbury, une animatrice de talk-show jadis ultra courtisée qui se retrouve aujourd’hui sur le déclin, sa place menacée par un jeune humoriste aux dents longues. Plutôt que de se remettre en question, elle va d’abord malmener sa bande de chroniqueurs/scénaristes un peu fainéants et pas mal misogynes. Et pour répondre aux exigences de sa hiérarchie, engager une jeune femme, Molly, qui commence une carrière de stand-up et doit se frayer une place dans ce monde très masculin. Pas facile quand on est jeune, un peu ronde, d'origine indienne et très spontanée. 

Évidemment, Katherine ne l’aidera pas du tout à s’intégrer et les deux femmes seront à couteaux tirés jusque ce que Katherine comprenne qu’elle a tout à gagner à collaborer avec sa nouvelle recrue. ll y a du très bon et du moins bon dans ce film réalisé par l'indo-américaine Nisha Ganatra. Commençons par le bémol : la volonté de la réalisatrice de faire entrer à la truelle certaines grandes préoccupations actuelles – la lutte contre le sexisme, le soucis de diversité - frôle parfois la démagogie. Et la scène où le mari de Katherine, invalide, lui reproche de l’avoir trompé avec le beau jeune homme de son équipe est totalement ratée. Mais il y a surtout du très bon: des dialogues brillants, drôles, dont se régalent Emma Thompson et sa jeune partenaire Mindy Kaling (qui est aussi la scénariste du film). Un rythme enlevé, toute ce qu’il faut de rebondissements, une valorisation des personnages féminins par rapport aux rôles masculins. Et de quoi verser sa petite larme d’émotion à la fin. C'est déjà beaucoup, non ?

Late Night, de Nisha Ganatra, en salles

Erick Grisel

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