« L’amour est une fête », mais pas celle du slip ! « L’amour est une fête », mais pas celle du slip !

Cinéma

Cinéma : "L’amour est une fête", mais pas celle du slip ! par Olivier De Bruyn

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Publié le Mercredi 19 Septembre 2018

Dans son nouveau film "L’amour est une fête", incarné par Gilles Lellouche et Guillaume Canet, Cédric Anger met en scène deux mâles patibulaires qui, au début des années 80, évoluent dans le milieu du porno. Bilan : une fiction racoleuse et décevante.

Ce n’est pas la fête du sexe actuellement sur les écrans du cinéma français et on le regrette tant le "sujet" mériterait un traitement plus inventif et plus… excitant. Au printemps dernier, Vanessa Paradis faisait peine à voir dans Un couteau dans le cœur, de Yann Gonzales, un navet grand-guignol où l’actrice incarnait une productrice de films porno gay aux prises avec un terrifiant serial killer. Aujourd’hui, ce sont deux mâles "bankable" du cinéma hexagonal, Gilles Lellouche et Guillaume Canet, qui pataugent dans L’amour est une fête, de Cédric Anger, un film qui ambitionne de dresser le portrait de l’industrie du porno au début des années 80.

Propriétaires d’un peep-show à Pigalle (le "Mirodrome"), Franck et Serge, soucieux d’éponger les dettes de leur établissement où de ravissantes jeunes filles se dénudent avec le sourire, souhaitent produire des films pornos. Pour mener à bien leur business, ils concluent un deal avec les caïds du quartier. Ces derniers ne se doutent pas que Franck et Serge sont en fait des flics chargés de faire le ménage dans le commerce du cul parisien.

Amateurs et amatrices de thrillers, passez votre chemin : l’intrigue policière n’est qu’un prétexte dans L’amour est une fête, une sorte… de cache-sexe. Ce qui passionne Cédric Anger est niché ailleurs : dans la psychologie déglinguée de ses deux héros machos et dans la description d’un univers du X où, d’après le film, la légèreté et le plaisir régnaient partout en maître à l’amorce de la décennie 80.

Sur les deux tableaux, L’amour est une fête se plante dans les grandes largeurs. Malgré l’énergie de Lellouche et Canet qui arborent rouflaquettes et mines renfrognées, les personnages sont empêtrés dans des clichés et des poses viriles aussi manichéens que le scénario. Rayon cul, même désolation. Le film se contente d’aligner des scènes s’attardant complaisamment sur les courbes d’héroïnes qui paraissent toutes enchantées d’être exploitées par des mâles concupiscents. Si l’amour et le sexe peuvent être une fête, ce film bancal et torve n’incite en aucun cas à la réjouissance des sens. Mieux vaut s’amuser en meilleure compagnie.

L’amour est une fête, de Cédric Anger, avec Gilles Lellouche, Guillaume Canet, Michel Fau … Sortie le 19 septembre.

Olivier De Bruyn

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