Jurassic World, Fallen Kingdom : mais comment font-ils pipi ? Jurassic World, Fallen Kingdom : mais comment font-ils pipi ?

Cinéma

"Jurassic World: Fallen Kingdom" : mais comment font-ils pipi ? par Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

6 minutes

Publié le Mercredi 6 Juin 2018

On ne vous parle pas des dinosaures, mais des deux héros principaux qui, dans ce "Jurassic World 2", passent leur temps à courir ou à se cacher dans des lieux confinés. Sans jamais assouvir leurs besoins vitaux (boire, manger, faire pipi ou pire). Comment est-ce possible ?

"Cours, cours !" L’injonction est répétée plusieurs fois au cours des 2h08 que dure le film, le cinquième de la franchise. Et si l’on était à la place d’Owen Grady, le dresseur de raptors, et de son acolyte Claire Dearing, il ne faudrait pas nous le répéter deux fois. On courrait comme des dératés devant la lave qui menace de submerger Isla Nublar, où vivent les animaux préhistoriques. Devant les monstres eux-mêmes, qui tentent d’échapper au désastre en grappillant quelques humains au passage. Ou devant les méchants armés jusqu’aux dents, qui font semblant de vouloir sauver quelques spécimens dans l’île, alors qu’ils veulent simplement les vendre aux enchères à des gouvernements sans foi ni loi (à ce propos, il y a toujours un Russe dans la bataille).

Quand ils ne courent pas, Owen et Claire sont bien obligés de se cacher. Dans un camion, par exemple, grâce auquel ils échappent à la fureur du volcan. Ou bien, repérés par les méchants, ils sont enfermés toute une nuit dans une geôle. Alors là, quand même, ils finissent par piquer un petit somme, la tête de Claire posée sur la large poitrine d’Owen ( Chris Pratt, plus bière Budweiser que jamais). Mais pas de quoi alerter les ligues féministes radicales : c’est Claire qui, mitraillette sous le bras, finit pas sauver Owen des griffes de l’affreux indoraptor, mélange cloné de plusieurs monstres. Entre le moment où ils débarquent sur l’île et celui où ils font la nique aux méchants, les deux héros n’auront rien mangé, rien bu, et n’auront pas eu l’occasion d’aller aux toilettes. Ils auront même à peine transpiré. Quelle chance !

Mais on comprend le réalisateur Juan Antonio Bayona : plutôt que d’aborder des questions bassement triviales, il nous emberlificote le cerveau avec un déferlement d’effets spéciaux plus déments les uns que les autres (la scène d’ouverture est à ce titre très impressionnante, même si totalement incohérente avec le reste du film). Comme il ne nous prend pas non plus pour des billes, il truffe son film de références cinématographiques : le raptor perché sur le toit du domaine, c’est King Kong sur le toit de son gratte-ciel. Les griffes de l’indoraptor, en ombre chinoises, c’est le "Dracula" de Coppola. La petite fille coincée par la vilaine tête du monstre, c’est Sigourney tremblant devant Alien, etc… Le jeu est rigolo. On peut éventuellement, comme Bryce Dallas Howard (très agaçante avec son petit nez parfait et ses grands yeux écarquillés), verser une larme en voyant ce pauvre diplodocus laissé seul et sans défense sur Isla Nublar. Et aussi se réjouir de voir Donald Trump, à travers le personnage incarné par Toby Jones, avec sa mèche blonde de traviole, se faire croquer par une grosse bestiole. Bien fait pour lui ! 

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus