Géraldine Nakache et Leïla Bekhti dans "J’irai où tu iras" : quoi de neuf, les filles ? Géraldine Nakache et Leïla Bekhti dans "J’irai où tu iras" : quoi de neuf, les filles ?

Cinéma

Géraldine Nakache et Leïla Bekhti dans "J’irai où tu iras" : quoi de neuf, les filles ? par Olivier De Bruyn

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Publié le Mardi 1 Octobre 2019

Dans "J’irai où tu iras", comédie sur une famille dysfonctionnelle, Géraldine Nakache se dirige elle-même une nouvelle fois aux côtés de sa grande copine Leïla Bekhti. Résultat convaincant.

Une quasi décennie, déjà… En 2010, Géraldine Nakache nous a séduit avec son premier film en tant que réalisatrice : Tout ce qui brille. Avec cette histoire de deux frangines prêtes à tout pour s’incruster dans les endroits parisiens à la mode où le fric coule à flots, la débutante signait un film nerveux et pertinent qui lui permettait en outre de dialoguer devant la caméra avec sa complice et amie Leïla Bekhti. Neuf ans plus tard et après avoir tourné une fiction décevante en 2012 (New York), Géraldine Nakache remet le couvert avec J’irai où tu iras, un film où elle met une nouvelle fois en scène deux sœurs et où elle se dirige une nouvelle fois elle-même aux côtés de Leïla Bekhti. Alors, bégaiement souffreteux ? Redite barbante ? Deux fois non.

Dans sa nouvelle comédie, Géraldine incarne Vali, une fille un peu paumée qui, pour oublier la morosité de son existence, rêve de devenir la choriste de son idole, une certaine… Céline Dion. Entretenant depuis des lustres des relations catastrophiques avec sa sœur Mina (Leïla Bekhti), Vali est néanmoins contrainte de cohabiter avec cette dernière quelques jours, le temps de passer une audition à Paris qui lui permettra peut-être de faire son trou dans le milieu musical. Mina tire d’autant plus la tronche de devoir accompagner sa frangine dans cette galère qu’elle est la seule à savoir que leur père souffre d’une grave maladie…

Les premières scènes de J’irai où tu iras où Vali et Mina dialoguent avec leur paternel (Patrick Timsit) font peur, voire très peur dans le registre de l’humour poids lourd et de la sensiblerie dégoulinante. Heureusement, le film trouve sa voie quand les héroïnes entament leur parcours vers la capitale. Entre comédie insolente (les scènes où le duo dialogue avec les fans de Céline Dion sont irrésistibles) et portrait bien senti de sœurs prisonnières de leur non communication, J’irai où tu iras vise et touche juste en dépeignant les aventures de deux jeunes femmes confrontées à leurs contradictions et désirs en pagaille. Porté par des actrices qui, de toute évidence, s’entendent aussi bien sur un plateau de cinéma qu’en dehors, le film, pas bête et foncièrement sympathique, mérite que l’on oublie ses maladresses pour ne retenir que le meilleur : sa drôlerie décapante et sa sensibilité à vif. Merci les filles.

J’irai où tu iras, de Géraldine Nakache, avec Géraldine Nakache, Leïla Bekhti, Patrick Timsit… Sortie le 2 octobre.

Olivier De Bruyn

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