Cinéma

Gemma Arterton : comment la Jame Bond girl est devenue une grande actrice par Erick Grisel

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Révélée par Quantum of Solace en 2008, l ‘actrice anglaise s’offre, dix ans plus tard, un rôle en or dans Une femme heureuse, de Dominic Savage.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même… Telle Margot Robbie qui  a produit Moi, Tonya pour pouvoir s’offrir le rôle principal (ce qui lui a permis d’être nommée aux Oscars), Gemma Arterton a co-écrit et produit Une femme heureuse, film dont le titre n’est qu’un faux-semblant. Car si Tara, l’héroïne qu’elle incarne, a tout pour être heureuse - une belle maison, deux enfants mignons, un mari sexy (Dominic Cooper, formidable) – elle s’ennuie à mourir dans son rôle de femme au foyer dont l’événement le plus passionnant dans une journée consiste à aller chercher ses enfants à l’école.

Difficile à jouer, l’ennui, sans que le spectateur s’ennuie à son tour. Et le tour de force de Gemma Arterton est justement de nous rendre passionnant son abattement, passant de l’impassibilité apparente au craquage le plus complet. Qu’est-ce qui va sauver Tara ? D’abord l’art, par le biais d’un livre La Dame à la licorne, puis une échappée en solo à Paris, ce dernier point étant la partie la moins intéressante du film (que vient faire Jalil Lespert dans cette affaire ?). Ce que l’on retient surtout, après-coup, c’est le visage de Gemma, qu’elle-même contemple à deux reprises dans un miroir, au début et à la fin du film. Même regard, mêmes gestes, mais à l’aune de ce que l’on apprend entretemps, la scène finale prend une toute autre signification 

Et dire qu’il y a dix ans, Gemma était bien partie pour intégrer la liste des 62 actrices pour qui le rôle de James bond girl aura été l’acmé de leur carrière ! Mais cette fille d’une femme de ménage et d’un soudeur a de la ténacité. Son passage au sein d’un groupe punk rock (Violent Rose) pendant son adolescence lui aura sans doute fourni les armes pour se défendre dans la jungle du cinéma. Et puis, dans sa vie, il y a eu Skakespeare ! Quand on joue les pièces de ce grand dramaturge à 25 ans, on peut tout jouer et même se permettre de batifoler dans des blockbusters sans intérêt avec mais effets spéciaux comme Le choc des titans ou Prince of Persia.  C’est peut-être un film français, Gemma Bowery, d’Anne Fontaine qui a marqué un tournant important dans la carrière de Gemma. D’ailleurs, le titre porte même son prénom.  A 32 ans, Gemma Arterton est désormais une actrice sur laquelle il faut compter. "Elle est trop belle pour qu’on croit à son histoire de femme au foyer malheureuse" nous a dit une collègue journaliste après la projection du film Une femme heureuse. Au contraire, Gemma est si bonne actrice qu’elle parvient même à nous faire oublier sa beauté.

Une femme heureuse, de Dominic Savage, sortie le 25 avril

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Mme M.

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