En eaux troubles : dans mes bras méchant requin ! En eaux troubles : dans mes bras méchant requin !

Cinéma

"En eaux troubles" : dans mes bras, méchant requin ! par Erick Grisel

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de visiteur Icône utilisée pour page visite

PLUS LUS

Icône de montre Icône utilisée pour voir le temps de lecture de ce contenu

Temps de lecture

4 minutes

Publié le Mercredi 22 Août 2018

En comparaison, le requin des "Dents de la mer" fait figure d’avorton. On l’attendait donc de pied ferme ce "mégalodon" même si pour l’approcher, il faut se payer le Jason (Statham). Et on n'a pas été déçus !

Tel Chris Pratt dans Jurassic World 2, accroché à sa Budweiser lorsqu’on vient le chercher pour sauver les dinosaures, Jason Statham tient une bière à la main quand on vient le supplier de sauver une équipe de chercheurs coincés dans les grands fonds. Évidemment, il se fait prier (gros plan sur son visage en proie à l’hésitation, avec rictus embêté et gros soupir contrarié).
Face à ce mâle blanc dominant, il fallait bien quelques minorités. Et le réalisateur Jon Turtletaub a sorti la grosse cavalerie. Faisons les comptes : il y a donc des asiatiques à gogo, un indien, un afro américain, un enfant, une lesbienne, un gros roux… pas mal, non ?

Mais la minorité la plus opprimée, ici, est bien un requin géant, un mégaladon de vingt-cinq mètres de long qui coulait des jours heureux sous une "couche thermocline" dans une fosse des Philippines jusqu’à ce que Jason et son équipe viennent l’agacer. "Je vais te faire saigner !", s’exclame à un moment crucial du film notre Jason de sa voix monocorde et savamment caverneuse (ils lui mettent des amplis sous la glotte, ou quoi ?). Et l’on se doute bien qu’il mettra ses menaces à exécution. Mais avant ça, notre requin aura eu le temps de faire des ravages grâce à une abondance d’effets spéciaux tous effectués à la palette numérique, certes, mais sacrément efficaces.

On aime bien quand il manque de croquer Jason accroché au bout d’un filin tiré par un hors-bord. Ou lorsqu’il ouvre sa grande bouche face à une pauvre enfant effrayée. Ou bien lorsqu’il sème la panique sur une plage de baigneurs asiatiques (c’est fou comme les populations asiatiques s’en prennent plein la figure dans les films d’actions !) Évidemment, on le soutient moralement, ce grand requin, quand il ne fait qu’une bouchée du méchant (est-ce vraiment "spolier" un film que de dire que le méchant meurt à la fin ?). Et entre deux carnages revigorants, on est même autorisés à boire une bière Budweiser  (ou autre), tant les dialogues sont d’une inanité à pleurer.

En Eaux troubles. En salle

Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu
Icône de voter Icône utilisée pour voir valoriser le contenu

* champs obligatoires

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptés à vos centres d’intérêts, dans le respect de notre politique de confidentialité. Cliquez ici pour en savoir plus