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Cinéma

"De chaque instant" : un doc passionnant sur le métier d'infirmière par Olivier De Bruyn

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Publié le Mardi 28 Août 2018

Dans son nouveau documentaire, "De chaque instant" Nicolas Philibert, le cinéaste du successful "Etre et avoir", observe des élèves infirmier(e)s dans le rude apprentissage de leur métier. Résultat : un docu parfois cocasse, souvent émouvant et toujours passionnant.

La médecine a la cote sur les écrans en cette rentrée et on ne voit aucune raison de s’en plaindre. En septembre, Thomas Lilti, ancien docteur devenu cinéaste et auteur des stimulants Hippocrate et Médecin de campagne, signe son retour avec Première année. Dans cette comédie nerveuse, il autopsie avec sa caméra-bistouri les faits et gestes de deux étudiants (incarnés magistralement par Vincent Lacoste et Wiliam Lebghil) plongés dans leur cauchemardesque première année d’études. En novembre, le même Thomas Lilti, décidément ultra créatif, déboule sur Canal + avec une série baptisée, comme son film de 2014, Hippocrate. Interprétée par Louise Bourgoin, Karim Leklou et Alice Belaïdi, la série, sans jamais oublier l’humour, radiographie les 1001 tracas subis par les docs et infirmiers qui suent à grosses gouttes dans les hôpitaux.

En attendant ces deux réjouissances notables, un précieux documentaire sort cette semaine sur les écrans et confirme que la médecine est un bon sujet de cinéma et de télévision pourvu que les réalisateurs derrière la caméra sachent observer et aimer. Dans De chaque instant, Nicolas Philibert, un des meilleurs documentaristes de l’Hexagone (Etre et avoir, La maison de la radio), suit à la trace un groupe d’élèves infirmiers des deux sexes et d’origines sociales diverses qui découvrent leur métier au sein d’un institut de formation de Montreuil. L’apprentissage théorique avec son lot d’hésitations cocasses et de fous rires quand il s’agit de s’entraîner sur des mannequins en plastique. Le premier stage en hôpital avec son cortège d’appréhensions quand il s’agit de soigner pour "de vrai" des femmes et des hommes de chair et de sang. Le bilan de fin d’année en compagnie de profs qui doivent orienter leurs élèves dans telle ou telle spécialité de la médecine hospitalière…

En trois parties toutes également fascinantes (pas une seconde d’ennui en découvrant le film), Nicolas Philibert filme avec une attention effectivement "de chaque instant" ses personnages bien réels et, sans commentaire ni didactisme, donne à voir et à entendre leurs espoirs et leurs difficultés à l’heure où se multiplient les injonctions à la rentabilité et à "produire du soin". En 2002, avec Etre et avoir, son docu sur un instituteur de province et ses élèves, Philibert avait séduit 2 millions de spectateurs en France, un carton historique pour un documentaire. Un second carton avec De chaque instant n’aurait rien de scandaleux.

De chaque instant, de Nicolas Philibert. Sortie le 29 août.

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